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Rawbank : La « Braqueuse Honorine » face à la justice militaire

Le procès qui secoue Kinshasa : Sept accusés, dont une femme, devant le tribunal de garnison

Kinshasa : Le Camp Lufungula, cœur de la juridiction militaire, était ce vendredi 24 octobre 2025 le théâtre d’un procès très attendu. Le Tribunal militaire de garnison de la Gombe a ouvert l’audience contre Honorine, surnommée par beaucoup la « braqueuse de Rawbank », et ses six co-accusés, poursuivis dans une affaire de braquage qui avait choqué la capitale.

Ce dossier, qui défraie la chronique depuis l’arrestation des prévenus, est lourd de chefs d’accusation qui témoignent de la gravité des faits reprochés. Honorine et ses complices sont poursuivis pour des charges extrêmement sévères, notamment terrorisme, vol à main armée et association de malfaiteurs. Une qualification juridique rare pour un simple braquage, soulignant l’organisation et la violence présumée de l’opération.

Un renvoi pour mieux préparer la riposte

Dès l’ouverture des débats, l’audience n’a duré que quelques instants. Fait notable, c’est à la demande conjointe de la partie civile – représentée par la Rawbank, l’établissement bancaire visé par le braquage – et de la défense des prévenus que le Tribunal a décidé d’un renvoi.

Les avocats des différentes parties ont manifestement besoin de temps supplémentaire pour éplucher les éléments du dossier, affiner leurs arguments et s’assurer que les droits de la défense soient pleinement respectés face à la lourdeur des charges. La justice, dans sa volonté de garantir un procès équitable, a accédé à cette requête.

L’affaire reprendra donc le mardi 28 octobre, où les débats sur le fond devraient enfin commencer.

Une affaire au-delà du simple banditisme

Ce procès revêt une importance capitale pour la ville de Kinshasa et l’ensemble du pays. Au-delà du vol d’argent, l’implication présumée d’Honorine – une femme dans le rôle d’un braqueur de haut vol – et les accusations de terrorisme témoignent de l’exaspération des autorités face à la recrudescence de la criminalité organisée.

L’opinion publique attend que ce procès envoie un signal fort : celui de l’intransigeance face aux réseaux qui menacent la sécurité des institutions financières et la tranquillité des citoyens. Rendez-vous est pris pour mardi pour le début des confrontations.

Salomon BIMANSHA

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