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Jed Journaliste En Danger Honoré : Un Prix pour le Combat de la Presse Congolaise

Le Combat pour l’Information Salué à Stockholm

Stockholm, Suède – C’est un vibrant hommage au courage et à la persévérance. L’organisation non gouvernementale congolaise Jed Journaliste En Danger (JED) a reçu ce 28 octobre 2025 le prestigieux Prix de la liberté de la presse 2025, décerné par la section suédoise de Reporters Sans Frontières (RSF Suède). Cette distinction vient reconnaître et encourager le travail essentiel mené par JED pour la protection des journalistes et la promotion de la liberté d’informer en République Démocratique du Congo (RDC) .

La cérémonie s’est déroulée dans le cadre solennel du Théâtre National de Suède, devant une assemblée de personnalités, de diplomates et de défenseurs des droits humains.

Une Dédicace Forte pour les Journalistes en RDC

Montant sur l’estrade, Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED, a prononcé un discours empreint d’émotion et de détermination. Il a choisi de dédier ce prix à tous les journalistes qui travaillent dans des conditions difficiles en RDC. Cette dédicace souligne la réalité quotidienne de la profession dans un pays marqué par l’instabilité, où l’exercice du journalisme est souvent synonyme de risques et de menaces.

« Ce prix n’est pas seulement pour JED, il est pour les hommes et les femmes de la presse congolaise qui, chaque jour, mettent leur vie en jeu pour que l’information parvienne au public, » a-t-il déclaré.

L’Appel de Stockholm : Urgence à l’Est

Profitant de cette tribune internationale, M. Tshivuadi a lancé un appel vibrant et solennel aux dirigeants du monde. Il a exigé une implication plus forte et une action concertée pour la résolution durable du conflit qui ravage l’Est de la RDC.

Le secrétaire général de JED a rappelé le lourd tribut payé par la population, et notamment par la presse, dans cette zone de conflit. Il a souligné que la guerre et la violence ont déjà fait un nombre considérable de victimes, y compris parmi les journalistes qui tentent de documenter la tragédie et d’alerter l’opinion. Pour lui, la liberté de la presse ne peut exister sans un minimum de sécurité et de paix.

Ce prix, au-delà de la reconnaissance, se veut donc un cri d’alarme pour que la communauté internationale ne détourne pas le regard de la crise humanitaire et sécuritaire persistante à l’Est de la RDC.

Salomon BIMANSHA

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