
Coup de tonnerre diplomatique : Président américain Donald J. Trump, prévoit de réunir les Présidents Tshisekedi et Kagame à Washington dès le 13 novembre pour sceller un accord de paix historique. Un sommet à haut risque conditionné par l’issue des négociations secrètes en cours à Doha entre Kinshasa et le M23/AFC.
WASHINGTON / DOHA. L’échiquier diplomatique des Grands Lacs connaît un soudain et spectaculaire coup d’accélérateur. Selon des sources proches de l’entourage du Président américain Donald J. Trump envisagerait, en cas de victoire, d’organiser un sommet bilatéral décisif le 13 novembre à Washington.
Objectif affiché : réunir les Présidents Félix Antoine Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda) pour la signature d’un accord de paix global, visant à mettre fin à la décennie de tensions et de conflits par procuration qui déchirent l’Est de la RDC.
Le Qatar, clef de voûte de l’accord
L’ambition américaine repose cependant sur la réussite d’un effort diplomatique discret mais intense mené actuellement au Moyen-Orient. Un compromis crucial entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 est en cours de négociation à Doha, sous l’égide des États-Unis et du Qatar.
La semaine qui s’ouvre est jugée cruciale pour cette médiation qatarie. L’espoir est grand de voir aboutir un accord politique qui pourrait neutraliser la rébellion du M23 et créer les conditions d’un désengagement rwandais.
Massad Boulos, conseiller de M. Trump, a souligné les progrès tangibles réalisés dans le processus de Doha, adressant ses remerciements au Qatar pour son rôle de facilitateur essentiel dans ce dialogue. Du côté de Doha, le ministre qatari des Affaires étrangères a réaffirmé que le dialogue est la voie unique et essentielle pour la résolution des conflits dans la région.
Une course contre la montre politique
Ce calendrier serré — avec un sommet américain potentiel fixé au 13 novembre — met une pression maximale sur les délégations réunies au Qatar. L’intervention d’un acteur du poids de Donald Trump, injecte une dimension politique imprévue et une urgence inédite dans ces pourparlers.
Si l’initiative américaine réussit, elle signifierait l’acceptation par les deux capitales africaines de mettre fin au cycle de la violence, sous la garantie d’une puissance tierce majeure. Pour la RDC, l’enjeu est le rétablissement de son intégrité territoriale. Pour le Rwanda, il s’agirait d’une normalisation de ses relations avec son gigantesque voisin.
Ce n’est plus seulement l’avenir de l’Est de la RDC qui se joue, mais la capacité du Golfe et de Washington à imposer une solution pacifique où tous les efforts régionaux (comme les processus de Luanda et de Nairobi) ont jusqu’à présent échoué à apporter la paix.
Salomon BIMANSHA
