Kinshasa. C’est dans une atmosphère de profonde tristesse, mais aussi de reconnaissance pour l’héritage qu’elle laisse, que la République Démocratique du Congo s’apprête à rendre un dernier hommage à Bonette Elombe Kianfuni, la célèbre enseignante dont la pédagogie joyeuse et connectée a marqué toute une génération.

Son décès, survenu le 20 octobre dernier, a laissé un vide immense, non seulement dans l’enceinte de l’EP7 Yolo-Sud, mais aussi sur les réseaux sociaux où ses vidéos, mélange de chant, de danse et d’apprentissage ludique, sont devenues virales. Un programme d’obsèques initial a été modifié, reflétant l’ampleur de l’événement et la volonté de chacun de saluer cette figure emblématique.
🗓️ Le Programme Ajusté : Hommage et Inhumation
Les derniers adieux à celle que beaucoup surnommaient « la maîtresse la plus stylée » de Kinshasa, sont désormais concentrés sur deux jours clés :
- Vendredi 7 Novembre : Veillée Mortuaire à l’espace AVE MARIA
- La grande veillée mortuaire offrira un moment de recueillement et de partage des souvenirs pour la famille, les collègues, les élèves et tous ceux qui ont été touchés par l’énergie de Bonette Elombe.
- Samedi 8 Novembre : Cérémonie d’Hommage et Inhumation à l’espace AVE MARIA
- La journée du 8 novembre sera dédiée à la cérémonie d’hommage officiel. Ce sera l’occasion pour les officiels, les personnalités du monde de l’éducation et l’opinion publique de témoigner de l’impact de son travail. L’enseignante, qui a su réinventer sa profession en y injectant une dose de joie et d’humanité, rejoindra ensuite sa dernière demeure à l’issue de l’inhumation, toujours à l’espace AVE MARIA.
✨ Un Héritage au-delà du Tableau Noir
Bonette Elombe n’était pas une enseignante comme les autres. Par sa « méthode Elombe », elle a prouvé que la salle de classe pouvait être un sanctuaire de la joie où les élèves apprennent mieux en chantant et en jouant. Elle a transformé la routine de l’éducation primaire en RDC, faisant de ses vidéos pédagogiques des archives précieuses qui continueront d’inspirer.
« Elle incarnait l’école avec rigueur, passion et humanité. Son départ laisse un vide immense dans le monde de l’éducation. » — Un hommage institutionnel
Sa bataille pour la réhabilitation de l’école publique et sa foi profonde en la valeur humaine de l’éducation résonnent encore. Aujourd’hui, alors que Kinshasa pleure l’institutrice qui faisait danser l’éducation, son œuvre se perpétue. Les hommages affluent, témoignant du rôle de pionnière qu’elle a joué dans l’utilisation des réseaux sociaux à des fins éducatives. Son sourire, qui est devenu un symbole, restera gravé dans la mémoire collective comme le plus beau des outils pédagogiques.
Salomon BIMANSHA
