
Kinshasa. C’est une annonce qui va nécessiter un ajustement immédiat pour de nombreux conducteurs en République Démocratique du Congo : les contrôles routiers portant sur la validité des permis de conduire reprennent officiellement. Cette mesure d’application s’étend désormais à toutes les zones du territoire national qui sont déjà desservies par les centres de délivrance des titres.
Après une période de flottement et de tolérance due notamment à la complexité des procédures d’obtention et de renouvellement, les autorités ont décidé de rétablir l’ordre sur les routes. L’objectif est double : renforcer la sécurité routière et mettre fin à l’anarchie qui a permis la circulation d’un grand nombre de conducteurs non qualifiés.
Tolérance zéro pour les conducteurs en défaut
L’information est claire et sans équivoque pour tous les automobilistes, motards et chauffeurs professionnels : « Veillez vous mettre en ordre. »
Dès à présent, les services de police et de sécurité routière sont instruits pour vérifier la possession du permis de conduire valide. Les conducteurs en défaut de permis, qu’il s’agisse d’une absence totale de titre ou d’un titre expiré, s’exposent désormais à des sanctions sévères, incluant des amendes et potentiellement l’immobilisation du véhicule.
Les zones couvertes sont concernées
La reprise de ces contrôles cible spécifiquement les zones qui disposent déjà de structures fonctionnelles pour la délivrance des permis. Cela implique que les conducteurs résidant dans ces régions – notamment les grandes agglomérations comme Kinshasa, Lubumbashi, Goma, et d’autres chefs-lieux provinciaux – n’ont plus d’excuse administrative pour circuler sans le document légal.
Ce retour à la rigueur est perçu par les observateurs comme un effort des autorités pour :
- Fiabiliser le fichier national des conducteurs.
- Améliorer la qualité de la conduite en filtrant les conducteurs ayant validé leur capacité à conduire.
- Sécuriser le trafic routier, l’une des principales sources d’accidents.
Les usagers sont donc fermement invités à régulariser leur situation dans les meilleurs délais auprès des centres agréés. Le temps des avertissements est révolu ; celui de l’application stricte de la loi est de retour sur les routes congolaises.
Salomon BIMANSHA
