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CAN 2025 : Le coup de maître du Maroc et le grand frisson africain

L’onde de choc est totale. En balayant la Zambie (3-0), les Lions de l’Atlas n’ont pas seulement conforté leur statut de favoris ; ils ont provoqué un séisme mathématique qui valide, avant même l’heure, le ticket de huit nations pour les huitièmes de finale. Récit d’une soirée où le destin s’est joué sans même chausser les crampons.

Par la rédaction

C’est ce que l’on appelle un « billard à trois bandes ». En s’imposant avec une autorité presque insolente face à une Zambie dépassée (0-3), le Maroc de Walid Regragui a fait bien plus que soigner ses statistiques. Il a ouvert, par un effet de vases communicants mathématiques, les portes des phases finales à une constellation de nations qui observaient le match depuis leur hôtel, la calculatrice à la main.

L’heure de la délivrance précoce

Rarement une phase de poules n’aura offert un tel scénario. Ils sont huit. Huit pays à pouvoir dormir sur leurs deux oreilles avant même d’avoir disputé leur troisième et dernier match de groupe. La République démocratique du Congo, le Bénin, le Burkina Faso, le Soudan, le Sénégal, le Cameroun, le Mozambique et le pays hôte, la Côte d’Ivoire, sont officiellement qualifiés.

Le constat est vertigineux : la Zambie, en s’écroulant, a abaissé le seuil de survie pour les « meilleurs troisièmes ». Résultat, le peloton de tête est déjà à l’abri du couperet. Pour ces sélections, le dernier match de poule ne sera plus une question de vie ou de mort, mais une simple affaire de logistique pour déterminer la position sur l’échiquier des huitièmes de finale.

Une CAN hors normes

« Inédit », le mot est sur toutes les lèvres dans les travées des stades. Cette édition 2025 confirme que le football africain a basculé dans une ère d’incertitude permanente, où les calculs d’apothicaires importent autant que le jeu sur le rectangle vert.

La Côte d’Ivoire, qui a tremblé jusqu’au bout, peut souffler : les Éléphants verront la suite de « leur » compétition. Le Sénégal,, et le Cameroun, habitué des remontadas épiques, évitent le piège du stress de la dernière minute. Quant aux « surprises » comme le Mozambique ou le Soudan, elles valident un parcours exemplaire qui prouve que la hiérarchie continentale n’a plus rien d’un long fleuve tranquille.

Et maintenant ?

L’enjeu se déplace désormais sur le tableau des confrontations. Car si la qualification est en poche, personne ne veut croiser le fer trop tôt avec l’ogre marocain ou un Nigeria revanchard. Le classement final des groupes sera le juge de paix des futurs chocs de la phase à élimination directe.

Une chose est sûre : cette CAN ne ressemble à aucune autre. Entre ferveur populaire et rebondissements administratifs, le spectacle ne fait que commencer.

Salomon BIMANSHA

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