
Le ballet diplomatique s’intensifie. Une délégation du Conseil interreligieux congolais (CIC), conduite par son président Dodo Israël Kamba, a été reçue par le leader de la plateforme Lamuka, Martin Fayulu. Au cœur de cet échange : l’épineux dossier de la cohésion nationale et la quête d’une paix durable en République Démocratique du Congo.
Une commission « Vérité et Réconciliation » en gestation
L’idée maîtresse de cette rencontre repose sur la mise en place d’une commission Vérité et Réconciliation. Ce projet s’inscrit dans la perspective d’un dialogue national inclusif, une démarche jugée nécessaire pour apaiser les tensions politiques et sociales qui secouent le pays.
Pour Dodo Kamba, la contribution de Lamuka est essentielle. Le CIC mise sur l’implication de cette force d’opposition pour bâtir un socle de paix solide en RDC.
Un appel à la tolérance après les violences

L’entretien n’a pas seulement porté sur la haute politique. Dodo Kamba a profité de cette tribune pour exprimer son regret face aux récents incidents survenus au siège de l’ADDCONGO. Condamnant ces actes, il a martelé l’importance de :
- La tolérance politique : indispensable pour un débat démocratique sain.
- La compréhension mutuelle : seul rempart contre l’escalade de la violence.
Un médiateur entre deux feux
En s’affichant aux côtés de l’opposant Martin Fayulu, le CIC tente de jouer les facilitateurs dans un paysage politique souvent polarisé. Si l’initiative est louable, reste à savoir si ce projet de commission saura convaincre l’ensemble de la classe politique, au-delà des intentions de façade.
Salomon BIMANSHA
