
À l’occasion du mois de la femme, la célèbre Maman Muvaro, en partenariat avec Top Magique, lance un concours culinaire inédit. Objectif : sacrer la reine du « Matembele », ce plat de feuilles de patates douces qui trône au cœur du patrimoine congolais.
Par la rédaction
C’est un vent de terroir qui souffle sur la capitale. Loin des fioritures de la haute cuisine mondialisée, une figure bien connue des fourneaux kinois, Maman Muvaro, a décidé de remettre l’église au milieu du village — ou plutôt la casserole au milieu du feu. Avec le concours « Matembele Mokonzi ya Ba ndunda », la « femme cordon bleu » ne se contente pas de cuisiner ; elle convoque l’identité culturelle de tout un peuple.
L’anoblissement d’un classique
Le Matembele (feuilles de patates douces) est plus qu’un simple accompagnement. C’est un pilier, un souvenir d’enfance, une base nutritionnelle essentielle. En le qualifiant de « Mokonzi » (le chef ou le roi), l’organisation entend hisser ce plat populaire au rang d’œuvre d’art.
L’initiative, soutenue par la marque Top Magique, s’inscrit dans une temporalité symbolique : le mois de mars, dédié aux droits des femmes. Ici, l’émancipation passe aussi par la maîtrise du feu et la transmission d’un savoir-faire ancestral que l’on veut désormais « Cordon Bleu ».
Un calendrier millimétré
Le coup d’envoi a été donné ce vendredi 20 février. Les candidates ont jusqu’au 5 mars pour s’enregistrer et espérer prouver que leur coup de main dépasse celui de la voisine. La tension devrait monter d’un cran jusqu’à l’apothéose prévue le 8 mars, date de la Journée internationale des droits des femmes.
Le théâtre des opérations ? Un lieu de prestige : l’Académie des Beaux-Arts, plus précisément au restaurant « Eyano ». Un choix qui n’est pas anodin, le dressage d’une assiette de Matembele devenant, pour l’occasion, une performance artistique à part entière.
Au-delà du tablier
Derrière les effluves de cuisson et le marketing bien huilé des partenaires (Le Classeur, Fondation Marie-Hélène Muvaro), ce concours pose une question fondamentale : comment la gastronomie locale peut-elle se réinventer sans perdre son âme ?
En mettant les femmes à l’honneur autour d’un produit « Matembele « , Maman Muvaro rappelle que la souveraineté alimentaire et la fierté nationale commencent souvent dans l’assiette. Les papilles kinoises sont prévenues : le 8 mars, la reine ne portera pas de couronne, mais une toque de chef.
Infos pratiques :
- Enregistrement : Jusqu’au 5 mars.
- Événement final : 8 mars à l’Académie des Beaux-Arts.
- Contact : +243 81 599 1707.
Salomon BIMANSHA
