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USA-Iran : Le saut dans l’inconnu

ANALYSE. En lançant l’opération « Epic Fury » ce 28 février 2026, Donald Trump a brisé le statu quo nucléaire. Téhéran réplique. Entre frappes chirurgicales et spectre d’un embrasement régional, le Moyen-Orient bascule dans une zone de turbulences inédite.

C’est un samedi qui fera date, de ceux où la géopolitique quitte les salons feutrés de Genève pour le fracas de l’acier. Ce 28 février 2026, l’ordre précaire qui maintenait encore un semblant de paix armée entre Washington et Téhéran a volé en éclats. En autorisant l’opération « Epic Fury », Donald Trump ne s’est pas contenté d’une énième gesticulation diplomatique : il a ordonné de trancher le nœud gordien nucléaire par la force.

L’échec de la « dernière chance »

Tout s’est joué il y a quelques jours à peine. Les diplomates, épuisés, quittaient Genève avec un goût de cendre. L’offre iranienne — une réduction de l’enrichissement à 1,5 % — a été balayée d’un revers de main par une Maison-Blanche qui n’a plus de temps à perdre avec les « ruses persanes ». Pour Washington, le seuil de tolérance était franchi.

Dès l’aube, les infrastructures de Fordow et Natanz, sanctuaires du programme atomique des Mollahs, ont été labourées par les bombes antiblockhaus. Selon nos informations, l’offensive a été menée en coordination étroite avec Tsahal, sous le nom de code « Lion Rugissant ». L’objectif est limpide : renvoyer le programme nucléaire iranien dix ans en arrière et, par ricochet, encourager la rue iranienne à bousculer un régime chancelant.

Le tapis volant et les missiles

La réponse de Téhéran n’a pas tardé. Fidèle à sa doctrine de la « patience stratégique » désormais convertie en « fureur de survie », la République islamique a arrosé de missiles balistiques les bases américaines du Golfe. De Bahreïn au Koweït, le ciel s’est embrasé.

« Quiconque offre son sol au Grand Satan sera traité comme une cible », a martelé le commandement des Pasdaran.

Plus inquiétant encore, le flou persiste sur l’état de santé du Guide suprême, Ali Khamenei. Benjamin Netanyahu a laissé entendre que le cœur du pouvoir aurait été touché. Info ou intox ? Dans la guerre des nerfs, la vérité est souvent la première victime.

Le Congrès américain dans la tourmente

À Washington, l’unité de façade craque déjà. Si les faucons républicains saluent le « courage » présidentiel, les démocrates hurlent à l’usurpation de pouvoir. Frapper sans l’aval du Congrès ? Un classique trumpien qui place les États-Unis au bord d’une crise constitutionnelle, alors que le pays est déjà engagé dans une aventure militaire dont personne ne connaît l’issue.

L’impuissance européenne

Et l’Europe ? Elle observe, pétrifiée. Le Royaume-Uni s’est empressé de préciser qu’il n’avait pas pris part aux frappes, tandis que Bruxelles multiplie les appels à la « désescalade », ce mot vide de sens quand les batteries de missiles sont déjà en surchauffe.

Le monde retient son souffle. Si l’Iran parvient à bloquer le détroit d’Ormuz, c’est l’économie mondiale qui sera mise à genoux. En voulant éteindre la mèche nucléaire, Donald Trump a peut-être allumé l’incendie qu’il jurait de prévenir.

Salomon BIMANSHA

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