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Drame de Bruxelles : Gloria, une vie fauchée dans son sommeil

L’HORREUR. Une jeune femme d’origine congolaise, Gloria, a été froidement exécutée dans son appartement bruxellois. Alors que l’enquête pointe vers son ex-compagnon, la défense de l’aliénation mentale surgit déjà, provoquant l’indignation d’une famille qui refuse de voir le coupable échapper à sa responsabilité.

Une exécution nocturne

Le scénario est d’une brutalité glaciale. Selon les premiers éléments de l’enquête, Gloria dormait paisiblement lorsqu’elle a été surprise par la mort. Une seule balle, tirée à bout portant dans la tête. Pas de lutte, pas de cri : juste le silence définitif imposé par un homme qui ne supportait visiblement pas l’idée qu’elle puisse lui échapper.

Le suspect numéro un n’est autre qu’Abdel, son ex-petit ami. Interpellé peu après les faits, il est désormais au cœur d’une procédure qui s’annonce électrique.

La carte de la folie : stratégie ou réalité ?

Dès les premiers interrogatoires, la ligne de défense d’Abdel s’est dessinée : il affirme souffrir de troubles psychologiques sévères. Une tactique bien connue des prétoires, visant à obtenir l’irresponsabilité pénale ou, à défaut, une circonstance atténuante de poids.

Mais pour le clan de Gloria, cette version ne passe pas. « C’est un manipulateur, pas un fou », confie un proche de la victime. Pour sa famille, Abdel jouit de toutes ses facultés intellectuelles et cherche simplement à amoindrir sa peine en jouant la montre psychiatrique.

« Il savait exactement ce qu’il faisait. Venir avec une arme, entrer chez elle, viser la tête… Ce n’est pas un coup de folie, c’est une exécution planifiée. »

L’enquête face au défi de l’expertise

La justice belge doit désormais trancher ce nœud gordien. Une série d’expertises psychiatriques a été ordonnée pour déterminer si le discernement de l’accusé était aboli ou altéré au moment des faits.

Dans un climat de tension croissante autour des féminicides et de la prise en charge des violences conjugales, l’affaire Gloria devient le symbole d’une lutte pour la vérité : celle qui refuse que le verdict médical ne vienne masquer la cruauté d’un passage à l’acte prémédité.

L’instruction se poursuit, tandis que Bruxelles pleure une jeune femme dont le seul tort fut de vouloir vivre sa vie librement.

Salomon BIMANSHA

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