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Drame à Kisangani : trois enfants périssent dans un incendie dans la commune de Tshopo

Un silence pesant a enveloppé la commune de Tshopo, à Kisangani, ce lundi 16 mars 2026. Au petit matin, un incendie d’une rare violence a arraché la vie à trois jeunes enfants, piégés dans leur sommeil par les flammes.

C’est un réveil tragique qu’a connu le quartier ce matin. Aux environs de 7 heures, alors que la ville entamait à peine son agitation quotidienne, un brasier s’est déclaré dans une habitation familiale. Pour les trois enfants qui se trouvaient à l’intérieur, l’issue a été fatale. Malgré la rapidité de l’embrasement, aucun secours n’a pu leur être porté à temps. Ils ont péri calcinés, laissant derrière eux une famille effondrée et un voisinage sous le choc.

Une absence lourde de conséquences

Selon les premiers éléments recueillis sur place, la mère des victimes avait quitté le domicile à l’aube, laissant ses enfants sans surveillance. Un détail qui, au-delà de la douleur, interroge sur les conditions précises du drame. Si les circonstances exactes de l’incendie restent à établir, les riverains, interrogés à chaud, privilégient déjà une piste accidentelle, écartant la thèse d’un court-circuit électrique.

Le bilan matériel est lourd : le feu a entièrement dévoré une maison en pisé et une seconde structure en bois de coffrage, témoignant de la vitesse fulgurante avec laquelle l’incendie s’est propagé.

Une intervention sous tension

L’arrivée rapide des services anti-incendie a permis de circonscrire le foyer avant qu’il ne gagne les habitations voisines, évitant ainsi une tragédie plus large encore dans ce secteur densément peuplé.

Très vite, les autorités ont convergé vers le lieu du sinistre. Le maire de Kisangani, accompagné des bourgmestres des communes de Tshopo et de Makiso, ainsi que des forces de police, a tenu à constater l’ampleur du désastre. Si l’émotion est vive, le temps est désormais à la rigueur judiciaire. Une enquête doit être ouverte pour éclaircir les zones d’ombre de ce matin noir et comprendre comment une vie familiale a pu, en quelques minutes, basculer dans l’horreur.

Pour l’heure, Kisangani pleure trois des siens, dans l’attente de réponses que seule l’enquête pourra apporter.

Salomon BIMANSHA

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