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RDC : Félix Tshisekedi à Davos, l’offensive de charme helvétique

C’est un rendez-vous que le « shifting » géopolitique actuel rend crucial. Du 19 au 23 janvier 2026, les projecteurs du gotha mondial de l’économie se braqueront sur les cimes enneigées des Alpes suisses. Parmi les convives de marque de cette 56e édition du Forum économique mondial (WEF), un habitué des sommets internationaux : Félix-Antoine Tshisekedi.

Un invité d’honneur pour un monde en mutation

L’annonce a été confirmée par la présidence congolaise. Selon Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État, Félix Tshisekedi ne se contentera pas de faire de la figuration : il figure parmi les « invités d’honneur » de cette réunion annuelle. Un statut qui souligne le poids croissant de la République démocratique du Congo sur l’échiquier des ressources stratégiques, à l’heure où la transition énergétique mondiale dépend largement des métaux critiques nichés dans le sous-sol congolais.

Pour Kinshasa, Davos n’est pas qu’un séminaire de réflexion, c’est un marché à ciel ouvert. Tina Salama rappelle d’ailleurs que le forum constitue « la principale plateforme réunissant des dirigeants du monde entier ainsi que des chefs d’entreprise, pour discuter des grands enjeux contemporains ».

Diplomatie minérale et climat

Dans les couloirs feutrés du centre des congrès de Davos, le président congolais devrait porter un plaidoyer en deux temps :

  • L’attractivité économique : Convaincre les investisseurs que le climat des affaires en RDC se stabilise, malgré les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.
  • Le leadership climatique : Réaffirmer le rôle de la RDC comme « pays solution » face au réchauffement climatique, grâce à son massif forestier et ses ressources hydrauliques.

L’enjeu du networking

Au-delà des sessions plénières, c’est dans le « off » — ces rencontres bilatérales ultra-privées — que se jouera l’essentiel. Entre deux sessions sur l’intelligence artificielle ou la fragmentation du commerce mondial, Félix Tshisekedi devrait multiplier les tête-à-tête avec des PDG de multinationales et des décideurs financiers.

Alors que la 56e édition du WEF s’ouvre dans un contexte de tensions globales, la voix de Kinshasa entend résonner plus fort que jamais sous le ciel de Davos. L’objectif est clair : transformer le potentiel congolais en partenariats concrets.

Salomon BIMANSHA

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