Home / Politique / Guy Loando met l’administration sous tension positive

Guy Loando met l’administration sous tension positive

EXCLUSIF. Dans l’amphithéâtre du ministère des Affaires étrangères, le ministre d’État a sonné la charge de la performance et du dialogue interinstitutionnel. Décryptage d’une méthode qui se veut en rupture.

Ce jeudi 12 février 2026, l’ambiance était aux grands jours sous la coupole de l’amphithéâtre du ministère des Affaires étrangères. Face à lui, un parterre de cadres et d’agents de l’administration des Relations avec le Parlement. L’homme du jour ? Guy Loando Mboyo. Le ministre d’État n’était pas venu pour une simple visite de courtoisie, mais pour insuffler ce qu’il appelle désormais la « culture de l’excellence ».

Le cap de la modernisation

Dans un discours empreint de pragmatisme, le ministre a rappelé l’urgence de la mission : fluidifier les rapports entre l’exécutif et le législatif. Pour Guy Loando, l’administration ne doit plus être une simple chambre d’enregistrement, mais le moteur d’une stabilité institutionnelle retrouvée.

Cette séance d’échanges s’inscrit en droite ligne de la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, dont l’ambition de moderniser l’action publique est aujourd’hui portée par la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka.

« L’efficacité institutionnelle n’est pas un slogan, c’est une discipline de chaque instant », a martelé le ministre devant une assistance attentive.

Les trois piliers de la méthode Loando

Pour transformer l’essai, le ministre d’État a articulé son intervention autour de trois axes majeurs :

  1. Le dialogue permanent : Renforcer la courroie de transmission entre le Gouvernement et les deux chambres du Parlement.
  2. L’éthique professionnelle : Placer l’intégrité et le résultat au cœur de la carrière des agents de l’État.
  3. Le rayonnement national : Faire de la réussite de ce ministère une vitrine de la vitalité démocratique de la RDC.

Une administration au service du citoyen

Au-delà de la technique législative, c’est bien la question du service public qui a dominé les débats. En sensibilisant ses troupes à la « dynamique de modernisation », Guy Loando cherche à briser les silos administratifs. L’objectif est clair : une action publique plus lisible, plus rapide et, in fine, plus efficace pour le rayonnement du pays sur la scène internationale.

Alors que la RDC traverse une phase charnière de sa consolidation démocratique, ce rappel à l’ordre — ou plutôt ce rappel à l’ambition — montre que le « logiciel » de la gouvernance congolaise est en pleine mise à jour.

Salomon BIMANSHA

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *