
L’ancien Secrétaire général aux Sports s’est éteint ce samedi matin. Avec lui, disparaît une mémoire vive de l’administration sportive congolaise.
C’est une page qui se tourne, un chapitre de l’histoire administrative de la RDC qui se referme brusquement. Barthélémy Okito, l’homme qui a pendant des années tenu les rênes du secrétariat général aux Sports, a tiré sa révérence ce samedi 21 février 2026. Selon ses proches, une crise d’hypertension l’aurait emporté, laissant le milieu du sport congolais dans une stupeur.
Le gardien du temple administratif
Dans les couloirs souvent tumultueux du sport national, Barthélémy Okito était une figure de stabilité. Loin des projecteurs qui brûlent les stars du ballon rond, il était l’homme des dossiers, celui qui connaissait les arcanes de la bureaucratie et les rouages complexes de l’organisation des grandes compétitions.
De la gestion des fédérations à l’encadrement des athlètes, sa carrière fut un marathon dédié à la promotion du drapeau congolais sur les terrains du monde entier. Pour beaucoup, il incarnait cette « vieille école » de la fonction publique : rigoureuse, omniprésente et viscéralement attachée au service de l’État.
Un vide difficile à combler
Sa disparition ne laisse pas seulement une famille en deuil ; elle crée une vacance de l’expérience. Alors que le sport congolais cherche régulièrement son second souffle, la perte d’un technicien de sa trempe est un coup dur. Les hommages qui affluent depuis l’annonce de son décès soulignent tous la même chose : son engagement indéfectible.
- Un serviteur de l’État : Il a traversé les régimes et les crises avec la même constance.
- Un médiateur : Souvent sollicité pour apaiser les tensions entre les instances sportives et le pouvoir politique.
« Il était le pont entre le terrain et le bureau », confie un ancien collaborateur, ému.
L’ultime hommage
La communauté sportive, orpheline de l’un de ses plus anciens serviteurs, s’apprête désormais à lui rendre les honneurs qu’exige son long parcours. Si le sport est une affaire de résultats, la carrière d’Okito rappelle que derrière chaque médaille, il y a une administration qui veille.
Que son âme repose en paix.
Salomon BIMANSHA
