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Électricité : Le Haut-Katanga dans le noir, le ministre sur le gril

Le ton monte sous les dorures du Palais du Peuple. Alors que les délestages plongent le poumon économique de la République démocratique du Congo dans une obscurité chronique, l’honorable Serge Nkonde a décidé de rompre le silence de marbre de l’hémicycle. Le député vient de déposer une question orale avec débat adressée au ministre des Hydrocarbures et des Ressources hydrauliques. L’objectif ? Obtenir des réponses claires sur le calvaire énergétique que subit la province du Haut-Katanga.

L’industrie minière en apnée

Dans cette région où le cuivre et le cobalt dictent le pouls de l’économie nationale, l’absence d’une desserte électrique stable n’est plus une simple gêne domestique : c’est un sabotage industriel. Pour Serge Nkonde, l’heure n’est plus aux explications techniques alambiquées sur le niveau des eaux ou la vétusté des turbines. Le député pointe du doigt une gestion qui semble naviguer à vue alors que les miniers et les populations civiles partagent un même sentiment d’abandon.

« On ne peut pas prétendre être le pays aux solutions climatiques et énergétiques tout en étant incapable d’éclairer sa propre capitale minière », s’indigne-t-on dans l’entourage de l’élu.

Une question de souveraineté

Cette offensive parlementaire intervient dans un climat de tension sociale croissante à Lubumbashi et dans les cités environnantes. La question orale de Serge Nkonde ne se contente pas de recenser les coupures ; elle exige un chronogramme précis de réhabilitation des infrastructures de la SNEL (Société Nationale d’Électricité) et une clarification sur la gestion des ressources hydrauliques locales.

Le ministre est désormais attendu au tournant. Devant la représentation nationale, il devra justifier pourquoi, malgré les investissements annoncés, le Haut-Katanga continue de vivre à la bougie. Pour Serge Nkonde, l’enjeu est simple : rendre aux Katangais la lumière, et à l’État sa crédibilité.

Les points chauds du dossier :

  • Impact économique : Pertes sèches pour les PME et ralentissement de la production minière.
  • Sécurité : Recrudescence de l’insécurité dans les quartiers plongés dans le noir.
  • Gouvernance : Transparence sur les contrats de maintenance des barrages.

Salomon BIMANSHA

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