
Le détroit d’Ormuz n’est plus seulement une ligne sur une carte, c’est devenu le pouls de l’économie mondiale. Dès l’annonce des frappes ce samedi, le prix du baril a bondi de 9 %, passant de 73 $ à 80 $ en quelques heures. Les analystes de Goldman Sachs sont formels : si Téhéran met à exécution sa menace de verrouiller ce passage où transitent 20 % du flux pétrolier mondial, le baril pourrait franchir la barre des 100 $ dès lundi.
Pour l’administration Trump, le pari est risqué. En voulant neutraliser la menace nucléaire, elle s’expose au retour de l’inflation, ce poison lent qui pourrait aliéner l’électorat américain plus sûrement que n’importe quel missile iranien.
Washington : Le Congrès court-circuité ?
Au Capitole, l’ambiance est électrique. Le président a agi sans consulter le pouvoir législatif, invoquant une « menace imminente » pour justifier l’usage de la force.
- Le camp républicain : Soutient massivement l’offensive, y voyant un acte de force nécessaire pour restaurer la crédibilité américaine.
- L’opposition démocrate : Dénonce une dérive autoritaire et une « guerre illégale ». Plusieurs élus exigent déjà l’ouverture d’une commission d’enquête sur les preuves avancées par JD Vance concernant les avancées nucléaires de Téhéran.
Un front régional en pleine mutation
Pendant que l’Iran compte ses morts (déjà plus de 200 selon le Croissant-Rouge), ses alliés régionaux ne restent pas les bras croisés. Des milices en Irak et au Liban ont été placées en état d’alerte maximale. De son côté, Israël coordonne ses efforts avec Washington sous l’opération « Lion Rugissant », affirmant ne pas pouvoir tolérer « un seul jour de plus » sous la menace des missiles balistiques iraniens.
Salomon BIMANSHA
