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Vent de colère sur l’Amérique : plus de 8 millions de manifestants défient Donald Trump

La colère ne faiblit pas. Elle enfle, méthodique et spectaculaire. Samedi, une lame de fond a traversé les États-Unis et l’Europe. Selon les premières estimations, plus de 8 millions de personnes sont descendues dans la rue pour crier leur opposition à ce qu’elles qualifient de « dérive autoritaire » du président Donald Trump.

Un chiffre qui donne le tournis et marque une accélération nette de la contestation :

  • Juin 2025 : 5 millions de manifestants.
  • Octobre 2025 : 7 millions.
  • Aujourd’hui : Plus de 8 millions répartis sur plus de 3 300 événements à travers les 50 États américains.

Du jamais vu depuis l’investiture du milliardaire. Sous la bannière des rassemblements « No Kings » (Pas de rois), les protestataires entendaient dénoncer à la fois la politique étrangère de l’administration, marquée par la guerre en Iran, et une gouvernance jugée liberticide.

Le Minnesota, épicentre de la fronde

Si les cortèges ont noirci les boulevards de New York à Los Angeles, c’est le Midwest qui s’est imposé comme le cœur battant de la révolte. À Saint Paul, des milliers de personnes ont pris d’assaut les pelouses du Capitole de l’État du Minnesota et les artères adjacentes.

Dans la foule, l’ambiance était lourde, presque solennelle. Un symbole revenait avec insistance : le drapeau américain brandi à l’envers, code maritime historique pour signaler une détresse absolue. Un message muet mais criant adressé directement à la Maison-Blanche.

Bruce Springsteen en première ligne

Pour donner de la voix à cette colère, les organisateurs ont pu compter sur un allié de poids. Bruce Springsteen, le « Boss » lui-même, s’est mué en tête d’affiche de l’événement.

Guitare en bandoulière, le rockeur a interprété son titre « Streets of Minneapolis ». Une chanson loin d’être anodine, écrite en réaction aux morts tragiques de Renee Good et d’Alex Pretti sous les balles d’agents fédéraux. Un morceau hommage, également, aux milliers de Minnésotains qui ont bravé le froid polaire cet hiver pour s’opposer à la politique migratoire agressive de l’administration Trump.

Le bras de fer est désormais total. Face à un pouvoir qui persiste et signe, la rue américaine vient de prouver qu’elle n’avait pas l’intention de baisser les bras. Reste à savoir jusqu’où ce vent de fronde pourra faire vaciller Washington.

Salomon BIMANSHA

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