
Quand certains s’échinent à chercher des excuses, d’autres se concentrent sur les solutions. Quand les sceptiques se gaussaient et déclaraient Azam FC « pas assez bon pour lui », le technicien congolais, l’imperturbable Florent Ibenge, a tout simplement répondu sur le terrain. Le résultat ? Une qualification magistrale et méritée en phase de groupes de la Coupe de la Confédération de la CAF !
La Philosophie du Bâtisseur
C’est une leçon que le football africain devrait encadrer : les vrais coaches ne cherchent pas des équipes parfaites. Ils les rendent meilleures. C’est la marque de fabrique du Léopard, surnommé à juste titre « Android » pour son approche méthodique, froide et implacable de la tactique.
Ibenge n’a pas hérité d’une machine huilée, mais d’un projet ambitieux nécessitant une refonte. Il a pris les pièces, les a réassemblées, a injecté sa rigueur et sa science du jeu, et a transformé un outsider en prétendant continental. Un coup de maître qui renvoie au banc les critiques chuchotées.
« C’est pas l’équipe qui fait le coach, c’est le coach qui fait l’équipe. Hein ! »

Un Stratège Imparable
Que ce soit avec l’AS Vita Club, la RS Berkane (avec qui il a remporté la C2), ou l’équipe nationale de la RDC, Florent Ibenge a toujours été un bâtisseur, un stratège, un leader. Il ne se contente pas d’aligner des joueurs ; il développe des systèmes, impose une discipline de fer et, surtout, il gagne.
Cette qualification d’Azam FC en poules est plus qu’une victoire sportive ; c’est une déclaration d’intention. C’est l’affirmation que l’expérience, la connaissance des compétitions africaines et le génie tactique priment sur les gros budgets et les fanfaronnades.
Respect au Léopard ! Florent Ibenge continue, inlassablement, de faire briller le drapeau congolais sur la scène africaine et prouve que l’intelligence du jeu est la véritable monnaie d’échange sur ce continent. L’aventure ne fait que commencer pour Azam FC, mais une chose est sûre : sous la houlette de l’« Android », les doutes ont été réduits à néant. Et ça, ça vaut toutes les victoires !
Salomon BIMANSHA
