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Le Vol de Carburant Qui Vire au Drame Absurde

Kinshasa, RDC. Le quartier de Matete est le théâtre d’un drame aussi sordide qu’absurde. Un jeune homme, dont l’identité n’a pas été immédiatement révélée, a trouvé la mort dans des conditions effroyables, à l’intérieur même d’un camion-citerne. Son objectif : dérober du carburant. Sa fin : la suffocation.

Les faits, rapportés par les témoins et les autorités, brossent le tableau d’une tentative de vol qui a viré au cauchemar fatal. Pénétrant dans la cuve du camion-citerne pour siphonner l’essence, le jeune homme aurait été rapidement et irrémédiablement terrassé par l’émanation des vapeurs toxiques.

Mort par suffocation dans le bain d’essence

Le scénario est digne d’un mauvais film. Les premières constatations indiquent qu’il serait mort après avoir suffoqué en inhalant l’odeur du carburant. Les vapeurs d’essence, hautement concentrées dans l’espace confiné de la citerne, ont provoqué un choc respiratoire ou une intoxication fatale, plongeant la victime dans un environnement létal.

Les secours, mobilisés en urgence, n’ont pu que constater le décès. Les éléments de la Croix-Rouge sont arrivés sur place pour une intervention délicate : sortir le corps du jeune homme, qui « bagnait dans l’essence », de son piège métallique. Une macabre opération qui souligne l’horreur de la situation.

La misère, moteur du risque

Au-delà de l’événement tragique, ce drame de Matete est un miroir des dures réalités économiques de la capitale congolaise. Le vol de carburant, qu’il soit sur les routes ou dans les dépôts, est un phénomène récurrent, souvent motivé par la précarité. Pour quelques litres d’essence revendus sur le marché noir, certains sont prêts à braver les dangers les plus élémentaires.

Ce décès brutal est un cri d’alarme : celui de la misère poussant à l’extrême, mais aussi celui de l’ignorance des risques sanitaires liés à la manipulation de produits hautement toxiques et inflammables. À Matete, la quête désespérée d’un gain facile s’est achevée par une mort atroce, laissant derrière elle l’odeur âcre de l’essence et de l’urgence sociale.

Salomon BIMANSHA

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