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Alerte Voyageurs : Une Nouvelle Taxe de $30 Vient Plomber le Ciel Congolais

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, annonce une majoration des frais aéroportuaires, portant le total des prélèvements à $85 par passager. Une décision qui suscite déjà une vive controverse.

KINSHASA, RDC – Le ciel congolais s’assombrit pour les voyageurs, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Ce lundi 3 novembre 2025 restera marqué par l’annonce fracassante du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo. Désormais, tout passager empruntant un aéroport en République Démocratique du Congo devra s’acquitter d’une nouvelle taxe de 30 USD, venant s’ajouter aux 55 USD déjà exigés par le fameux GoPass.

Au total, l’ardoise s’élève désormais à 85 USD de frais aéroportuaires par voyageur et par trajet.

La Redevance qui fait Tiquer

Cette nouvelle charge financière, dont l’intitulé exact et les bénéficiaires précis restent encore à éclaircir officiellement, est présentée comme une nécessité pour la modernisation et la sécurisation des infrastructures aéroportuaires du pays. Cependant, dans un contexte économique déjà tendu pour la majorité des Congolais, cette majoration de près de 55% des frais préexistants fait l’effet d’une douche froide.

  • Anciens frais (GoPass) : 55 USD
  • Nouvelle taxe aéroportuaire : 30 USD
  • Total par voyageur/trajet : 85 USD

🚨 Le GoPass, redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (IDEF) initialement établie pour la réhabilitation des aéroports, est déjà l’objet de critiques récurrentes quant à sa gestion et les résultats concrets observés sur les pistes et terminaux. L’ajout de cette nouvelle taxe relance inévitablement le débat sur la transparence et l’efficacité de la collecte de ces fonds.

🗣️ Colère et Interrogations

L’annonce, attribuée au VPM Shabani Lukoo, a immédiatement déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et au sein de la société civile. Les critiques fusent, pointant du doigt non seulement le montant jugé exorbitant, mais aussi le caractère soudain de la mesure, applicable aux vols domestiques comme internationaux.

  • Charge alourdie : Pour les familles et les petits commerçants utilisant le réseau aérien domestique, ce surcoût représente un frein majeur à la mobilité et aux échanges.
  • Partenariat sulfureux : Des sources non-officielles font état d’un contrat passé avec une société étrangère pour la gestion de cette nouvelle redevance. Si cela se confirmait, la part revenant à l’État congolais pourrait être minime, alimentant les soupçons d’un déséquilibre financier en défaveur du Trésor public.

La question centrale demeure : à quoi servira précisément cette nouvelle ponction de 30 USD, et garantira-t-elle enfin des infrastructures dignes de ce nom ?

Le gouvernement est désormais attendu au tournant pour fournir des explications détaillées et un plan d’action crédible sur l’utilisation de ces fonds. Faute de quoi, cette « taxe de trop » pourrait bien transformer le transport aérien en un luxe inaccessible pour la population congolaise, au risque d’isoler davantage certaines provinces.

À suivre.

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