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Le prix fatal d’une punition à Masisi : un élève meurt, le préfet en fuite

C’est un drame qui frappe de plein fouet la communauté éducative de Mutiri. Jeudi 9 octobre, l’Institut Philadelphie est devenu le théâtre d’une tragédie, l’impensable s’étant produit entre les murs censés abriter l’apprentissage et la protection. Un élève, à peine âgé d’une seizième année, y a perdu la vie des suites de ce qui est présumé être une punition corporelle infligée par son propre préfet.

La Réprimande qui a Tourné au Cauchemar

Selon les informations rapportées par le média Agora et confirmées par des témoignages locaux concordants, la situation a basculé au cours d’une simple réprimande. Le préfet d’études, identifié comme M. Kitsa Claude Christophe, aurait administré des sévices physiques au jeune homme.

Les récits sont glaçants : l’élève aurait reçu plusieurs coups de fouet. C’est sous ce déluge de violence que le drame s’est noué. Le corps de l’adolescent, face à la douleur ou au choc, aurait lâché prise.

« Lorsque le préfet lui a infligé des coups, la victime a perdu connaissance avant d’être transportée d’urgence dans une structure sanitaire, où son décès a été constaté, » a rapporté le média Agora.

Un membre du personnel éducatif, bouleversé, a attesté de la brutalité des faits, confirmant que l’élève s’était effondré après avoir reçu les coups.

La Fuite et la Colère

Alors que la vie s’échappait du jeune homme, les responsables de l’Institut Philadelphie tentaient désespérément de le faire prendre en charge. Le transport vers une structure sanitaire fut vain : sur place, le décès de l’élève a été formellement constaté.

Face à l’irréparable, le préfet M. Kitsa Claude Christophe a choisi la fuite. Anticipant sans doute l’arrivée imminente des forces de l’ordre, l’homme s’est volatilisé, laissant derrière lui un établissement sous le choc, une famille anéantie et des questions brûlantes.

Le corps de la jeune victime a été rapatrié à son domicile familial. Désormais, le dossier est entre les mains de la justice. Une enquête judiciaire a été annoncée pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette mort, survenue dans l’enceinte de l’école. Ce drame relance de manière tragique le débat sur l’usage des châtiments corporels dans les établissements scolaires du pays.

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Salomon BIMANSHA

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