
Kinshasa. C’est une course de vitesse qui s’est ouverte ce mardi 11 novembre 2025 à minuit : le coup d’envoi de la campagne électorale pour le Bureau définitif de l’Assemblée nationale a été donné. Et le candidat désigné par l’Union sacrée de la Nation (USN) pour prendre la tête de la Chambre basse, l’honorable Aimé Boji Sangara, n’a pas perdu une minute. Dès l’aube, il a entamé un marathon de consultations qui pose les jalons d’un consensus fort au sein de la majorité présidentielle.
L’Union Sacrée et le poids des provinces
La première cible de cette offensive politique a été stratégique : les présidents des caucus des députés des 26 provinces du pays. Ces représentants sont les détenteurs des clés de voûte de l’unité parlementaire, incarnant la diversité et la répartition géographique du vote.
Selon notre source, cette étape inaugurale s’est soldée par une réaffirmation de soutien « unanime » à la candidature d’Aimé Boji. Une démonstration de force qui vise à éteindre toute velléité de dissidence interne et à présenter un front uni à la veille du scrutin. L’objectif est clair : valider le choix de l’Union sacrée et s’assurer que les divisions passées ne viendront pas parasiter l’élection.
L’appel au rassemblement

Aimé Boji ne s’est pas contenté du soutien des provinces. Dans la foulée, il a élargi ses échanges à d’autres groupes d’élus significatifs, notamment les caucus du Grand Bandundu et du Kongo Central. Ces rencontres, présentées par son équipe comme une dynamique de « concertation, d’écoute et de rassemblement », traduisent la méthode Boji : non pas l’imposition, mais la conviction et le dialogue.
L’honorable Boji place au cœur de sa démarche la promesse d’une Assemblée nationale « plus unie, efficace et proche des aspirations du peuple congolais ». Une rhétorique qui vise à rassurer les parlementaires et le public sur sa capacité à transcender les clivages, tout en restant le garant de la vision de l’Union sacrée.
Un sprint final de 48 heures
La campagne pour le perchoir sera courte et intense. Débutée ce mardi, elle s’achèvera le mercredi 12 novembre à minuit. Moins de 48 heures pour rallier les voix, consolider les alliances et sécuriser une victoire qui semble, pour l’heure, bien engagée grâce au poids de l’USN.
Le dénouement interviendra le jeudi 13 novembre 2025, jour du vote. L’Assemblée nationale s’apprête à choisir son nouveau leadership dans un contexte où l’unité de la majorité est jugée essentielle par la Présidence pour la mise en œuvre de son programme. La question n’est plus de savoir s’il y aura une victoire de l’Union sacrée, mais quelle sera l’ampleur du score d’Aimé Boji, signe de sa légitimité à diriger l’institution.
Salomon BIMANSHA
