Home / Tshopo / Festival Imba Africa : quand le chant choral prend racine

Festival Imba Africa : quand le chant choral prend racine

Kisangani . La demi-finale du festival panafricain s’est tenue hier à l’Alliance Française. Quatre chœurs ont décroché leur ticket pour une finale qui promet d’être aussi mélodieuse que citoyenne, le 5 décembre prochain.

C’est une soirée où la virtuosité vocale a rencontré l’émotion pure. Hier soir, l’enceinte de l’Alliance Française de Kisangani a vibré au rythme des polyphonies lors de la très attendue demi-finale du festival Imba Africa. Sur la ligne de départ, six chorales, venues défendre leurs couleurs et leur art. À l’arrivée, seules quatre d’entre elles ont survécu à la note éliminatoire pour s’offrir le droit de rêver au titre suprême.

Le carré final dévoilé

La compétition fut rude, tant le niveau technique affiché par les six formations était relevé. Pourtant, le jury a dû trancher. Au terme d’une joute harmonique de haute volée, le verdict est tombé, propulsant quatre groupes vers l’ultime étape :

  • Le Chœur Triomphal, impressionnant de puissance ;
  • La Chorale AOG, saluée pour sa précision ;
  • La Chorale Sacré-Cœur, qui a su toucher la corde sensible du public ;
  • La Chorale des Beaux-Arts, fidèle à son esthétique raffinée.

Ces quatre ensembles se retrouveront pour l’apothéose du festival, mais le défi qui les attend dépasse désormais le simple cadre artistique.


Le 5 décembre : Chanter pour la planète

Si la date de la finale, fixée au 5 décembre 2025, semble anodine sur le calendrier des mélomanes, elle est hautement symbolique pour les écologistes : c’est la Journée mondiale de l’arbre. Les organisateurs du Limba Africa ont décidé de ne pas ignorer cette coïncidence, mais d’en faire le cœur battant de l’événement.

Le festival panafricain opère cette année une mue verte, transformant la scène en tribune pour la protection de l’environnement. L’objectif est clair : montrer que la culture peut être un vecteur puissant de sensibilisation aux enjeux climatiques.

Un arbuste comme droit d’entrée

L’innovation majeure de cette finale réside dans son protocole d’avant-scène. Loin des paillettes habituelles, c’est les mains dans la terre que les finalistes commenceront leur journée. Le règlement impose en effet une condition sine qua non : toutes les chorales qualifiées devront se présenter munies d’un arbuste.

Avant que la première note ne soit chantée, un geste fort sera posé. Chaque groupe plantera son arbre sur le site, scellant ainsi un pacte entre l’art et la nature. Ce n’est qu’après ce rituel de plantation que les voix pourront s’élever. Une manière pour le Chœur Triomphal, AOG, Sacré-Cœur et les Beaux-Arts de rappeler qu’avant de toucher le ciel par le chant, il faut savoir garder ses racines profondément ancrées dans la terre qui nous porte.

Rendez-vous est pris pour le 5 décembre : une finale pour les oreilles, mais surtout pour l’avenir.

Salomon BIMANSHA

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *