La Banque Centrale du Congo (BCC) a initié, le 10 octobre 2025, un dispositif ciblé visant à raffermir la confiance systémique dans la monnaie nationale et à améliorer la fluidité des transactions sur l’ensemble du territoire. Cette mesure intervient alors que la qualité de la monnaie fiduciaire en circulation a fait l’objet de préoccupations récurrentes parmi les opérateurs économiques et le public.

Dans un communiqué ferme, l’institut d’émission congolais a annoncé que ses guichets sont désormais ouverts pour l’échange de tous les billets de banque en Franc congolais (CDF), y compris ceux qualifiés d’« impropres à la circulation ».
L’opération, qui se déroulera du lundi au vendredi, de 8 heures à 13 heures, est conçue pour être accessible et sans friction. La BCC insiste sur le fait que tout particulier souhaitant se défaire d’un billet usé recevra un contre-valeur dans les coupures désirées, sans aucune retenue ni frais d’échange. Toutes les valeurs faciales, du 50 CDF au nouveau billet de 20.000 CDF, sont concernées par ce programme de renouvellement.
Un enjeu de liquidité et de psychologie
L’objectif principal de cette démarche n’est pas uniquement logistique ; il est profondément lié à la politique monétaire et à la psychologie des marchés. Une monnaie nationale dont les billets sont largement détériorés peut être perçue comme un signe de faiblesse économique, entraînant une réticence à les accepter et, par extension, une préférence accrue pour les devises étrangères, notamment le dollar américain.
En s’engageant à retirer les billets usagés et à les remplacer par des coupures neuves et acceptables, la BCC cherche à garantir la qualité de la liquidité et à ancrer la confiance du public dans la valeur intrinsèque du Franc congolais.
L’opération n’est pas centralisée à la capitale. Le dispositif est étendu depuis le siège de la Banque Centrale à Kinshasa/Gombe (563, Boulevard Colonel Tshatshi) jusqu’à l’ensemble des directions provinciales et agences autonomes du pays. Cette large couverture souligne la volonté de la BCC d’assurer une application homogène de sa politique de qualité fiduciaire sur tout le territoire national.
Cette initiative, si elle est menée à bien pourrait constituer un pas décisif pour stabiliser l’environnement transactionnel et renforcer la crédibilité de la gestion monétaire en République Démocratique du Congo.
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Salomon BIMANSHA
