
RÉCIT. Dans les débris de l’appareil angolais qui transportait le gratin minier, les enquêteurs ont mis la main sur un trésor inattendu : 10 300 dollars, restitués grâce à un passeport.
Par la Rédaction
C’est une histoire insolite qui émerge des cendres d’un drame évité de justesse. Alors que l’aéroport de Kolwezi, poumon économique du Lualaba, est encore sous le choc de l’accident survenu récemment, une découverte surprenante est venue ponctuer le travail des secouristes et des enquêteurs au milieu de la carlingue disloquée.
L’intégrité au milieu du chaos
Fouillant les décombres de l’aéronef, les équipes de recherche sont tombées sur une liasse de billets totalisant la somme de 10 300 dollars américains. Fait rare dans ce genre de circonstances où le chaos règne souvent en maître, l’argent n’a pas disparu. La découverte d’un passeport à proximité immédiate du butin a permis d’identifier formellement le propriétaire. Selon nos informations, la somme a été intégralement restituée à ce passager, un geste d’intégrité salué par les autorités locales.

Frayeur au sommet de l’État
Si l’anecdote prête à sourire, l’incident aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour le sommet de l’État congolais. L’appareil, affrété par une compagnie angolaise, transportait en effet plusieurs hauts responsables du secteur minier. Parmi eux se trouvait le ministre des Mines, venu inspecter ce fief mondial du cobalt et du cuivre.
La présence de dignitaires de ce rang et l’origine de l’appareil soulèvent de nombreuses questions sur les protocoles de sécurité et la coopération aérienne entre Luanda et Kinshasa dans cette zone stratégique.
Les boîtes noires ont parlé ?
Pour l’heure, les causes du crash restent indéterminées. Les enquêteurs ont confirmé avoir récupéré les deux boîtes noires (l’enregistreur des paramètres de vol et l’enregistreur de voix du cockpit). Elles ont été mises sous scellés et seront analysées pour déterminer si l’accident résulte d’une défaillance technique, d’une erreur humaine ou des conditions météorologiques.
L’enquête se poursuit, mais à Kolwezi, on retiendra pour l’instant ce miracle : des vies sauvées, et 10 300 dollars qui ont retrouvé leur poche.
Salomon BIMANSHA
