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Kinshasa : l’inquiétante disparition de Grâce Etshumba, l’Unikin sous le choc

FAITS DIVERS. Étudiante en troisième licence, la jeune femme a été enlevée le 3 janvier. Ses ravisseurs exigent une rançon de 10 000 dollars, plongeant la communauté universitaire dans l’angoisse.

C’est un scénario cauchemardesque qui secoue les couloirs de la « Colline inspirée ». Depuis le samedi 3 janvier, l’Université de Kinshasa (Unikin) vit au rythme de l’angoisse. Grâce Etshumba, étudiante en troisième année de licence (L3) au sein de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FASEG), s’est littéralement volatilisée. Selon les autorités estudiantines, la jeune femme aurait été interceptée alors qu’elle rejoignait le campus.

Un chantage numérique macabre

L’affaire a pris une tournure d’une rare cruauté. Les ravisseurs, loin de se terrer dans le silence, utilisent le propre téléphone de la victime pour maintenir une pression psychologique insoutenable sur son entourage. Selon des sources proches du dossier, des clichés de l’étudiante en captivité ont été envoyés à sa famille.

Le message qui accompagne ces images ne laisse planer aucun doute sur les motivations des ravisseurs : l’argent. Une demande de rançon s’levant à 10 000 dollars américains a été formulée. Un montant exorbitant pour une famille kinoise moyenne, illustrant la recrudescence d’un banditisme de plus en plus audacieux dans la capitale congolaise.

La mobilisation s’organise

Face à l’inertie apparente des premières heures, la communauté estudiantine a décidé de prendre les devants. Sur les réseaux sociaux, le visage de Grâce Etshumba s’affiche partout. Les avis de recherche tournent en boucle sur WhatsApp et X (anciennement Twitter), portés par une jeunesse solidaire qui refuse de voir l’un des siens devenir une simple statistique de l’insécurité urbaine.

« C’est une étudiante sans histoires, brillante. Nous demandons aux autorités de tout mettre en œuvre pour la retrouver saine et sauve », confie un de ses camarades de promotion, visiblement marqué.

Appel à témoin

La famille, désemparée, multiplie les appels au secours. Elle demande à toute personne ayant aperçu la jeune femme ou disposant d’informations sur les mouvements suspects aux abords du campus le jour de la disparition de se manifester.

Un numéro d’urgence a été mis à disposition : +243 815 864 324.

En attendant, sur le campus de l’Unikin, l’insouciance des vacances de fin d’année a laissé place à une vigilance paranoïaque. La question reste sur toutes les lèvres : comment une étudiante peut-elle être enlevée en plein jour sur le chemin du savoir ?

Salomon BIMANSHA

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