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Bruxelles sous le charme du leadership de Malicka Mukubu

Malicka Mukubu Fuala PCA ONT

Après une intervention remarquée aux Nations unies l’an dernier, la présidente du conseil d’administration de l’ONT confirme son aura internationale à Bruxelles. Plaidoyer pour une inclusion réelle et une transformation des mentalités.

Bruxelles, hémicycle du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Ce n’est pas un parterre d’élus habituels, mais une audience captivée qui fait face à Malicka Mukubu Fuala. Invitée par l’European Center for Digital Action (ECDA) à débattre des enjeux du leadership féminin, la dirigeante congolaise a livré une prestation qui aura marqué les esprits.

Une trajectoire internationale confirmée

Pour ceux qui suivent de près l’ascension de cette figure de la scène publique congolaise, ce succès à Bruxelles n’est pas une surprise. Il s’inscrit dans la continuité de sa brillante intervention l’an dernier à New York, lors de la 69e session de la Commission de la condition de la femme (CSW) des Nations unies. Forte de cette expérience, elle a été tout naturellement désignée par l’ECDA pour conduire une délégation d’une vingtaine de femmes congolaises au Parlement de Bruxelles.

Présidente du Conseil d’administration de l’Office national du tourisme (ONT), mais aussi présidente du collectif « Vision Congo » et membre du réseau des femmes mandataires des entreprises publiques, Malicka Mukubu porte plusieurs casquettes qui lui confèrent une vision transversale des enjeux de gouvernance. Sa venue à Bruxelles, à l’occasion de la célébration du mois dédié aux droits de la femme, souligne d’ailleurs l’importance symbolique et politique de son message.

Au-delà des discours, une analyse structurelle

Si le ton était celui de la conviction, Malicka Mukubu s’est gardée de tomber dans le piège des généralités. Son intervention, intitulée « Leadership féminin en politique : promouvoir la participation des femmes dans les instances de décision », a posé un diagnostic lucide sur les freins qui subsistent.

Stéréotypes de genre tenaces, accès limité aux réseaux d’influence, manque de financement : la dirigeante n’a rien éludé. Pour elle, ces obstacles ne sont pas des fatalités, mais des verrous structurels qu’il convient de faire sauter via des réformes électorales ambitieuses et des mécanismes institutionnels robustes.

L’art de la négociation et du mentorat

Comment, dès lors, inverser la tendance ? La réponse de Malicka Mukubu se décline en deux axes : la formation et la solidarité. Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes aspirant à des fonctions politiques de maîtriser les codes de la communication et les arcanes de la négociation.

Consciente que le talent ne suffit pas sans un terreau favorable, elle a surtout plaidé pour la création de réseaux de mentorat, espaces vitaux pour bâtir cette « confiance nécessaire » indispensable pour franchir le seuil des instances de décision.

En deux jours d’assises, Malicka Mukubu Fuala s’est imposée, une fois de plus, comme une figure de proue de cette nouvelle génération d’actrices africaines engagées pour une gouvernance inclusive et, surtout, équitable.

Malicka Mukubu s’est gardée de tomber dans le piège des généralités. Son intervention, intitulée « Leadership féminin en politique : promouvoir la participation des femmes dans les instances de décision », a posé un diagnostic lucide sur les freins qui subsistent, tant en Afrique qu’en Europe.

Stéréotypes de genre tenaces, accès limité aux réseaux d’influence, manque de financement pour les campagnes électorales : la présidente du conseil d’administration de l’Office national du tourisme (ONT) n’a rien éludé. Pour elle, ces obstacles ne sont pas des fatalités, mais des verrous structurels qu’il convient de faire sauter via des réformes électorales ambitieuses et des mécanismes institutionnels robustes — les quotas en étant l’un des leviers, sans être une panacée.

L’art de la négociation et du mentorat
Comment, dès lors, inverser la tendance ? La réponse de Malicka Mukubu se décline en deux axes : la formation et la solidarité. Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes aspirant à des fonctions politiques de maîtriser les codes de la communication politique et les arcanes de la négociation.

Mais, consciente que le talent ne suffit pas sans un terreau favorable, elle a surtout plaidé pour la création de réseaux de mentorat. Pour Mme Mukubu, ces espaces d’échange sont vitaux pour bâtir cette « confiance nécessaire » indispensable pour franchir le seuil des instances de décision.

Une figure qui compte
Le succès de son intervention ne réside pas seulement dans la pertinence de ses arguments, mais dans la manière dont elle a su porter la voix de la République démocratique du Congo sur la scène internationale. En deux jours d’assises, elle s’est imposée comme une figure de proue de cette nouvelle génération d’actrices africaines engagées pour une gouvernance inclusive et, surtout, équitable.

Alors que le débat sur la place des femmes dans les sphères publiques ne cesse de s’intensifier, la performance de Malicka Mukubu à Bruxelles rappelle une vérité simple : le leadership féminin n’est pas qu’une question de justice sociale, c’est un impératif pour la qualité même des décisions publiques.

Salomon BIMANSHA

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