
C’est une petite musique que les supporters des Léopards n’osaient plus fredonner avec autant d’assurance. Et pourtant, les faits sont là, têtus et encourageants. Selon la toute dernière mise à jour du classement de la FIFA, la République démocratique du Congo poursuit sa marche en avant. Quittant la 48e position, la sélection nationale se hisse désormais au 46e rang mondial.
Une progression qui peut sembler modeste sur le papier, mais qui s’avère hautement symbolique dans le gotha du football international.
Un sursaut d’orgueil face aux cadors
Gagner deux places à ce niveau du tableau relève rarement du hasard. C’est une bataille de points decimals où chaque victoire compte. En grimpant cet échelon, la RDC s’offre le luxe de doubler trois nations historiques du football :
- La Grèce (ex-championne d’Europe)
- La Slovaquie (habituée des joutes européennes)
- Le Chili (double vainqueur de la Copa América)
Rien que ça. Ce bond en avant vient récompenser la régularité et la combativité retrouvées des hommes du sélectionneur, qui semblent enfin avoir trouvé la bonne formule pour allier spectacle et réalisme comptable.
Le statu quo africain
Sur la scène continentale, en revanche, l’heure est à la consolidation. Les Léopards conservent jalousement leur 9e place au niveau africain.
Le constat : Si le top 5 africain reste pour l’instant une forteresse gardée par les cadors habituels (Maroc, Sénégal, etc.), s’installer durablement dans le top 10 de la CAF prouve que la RDC a retrouvé son statut de place forte du football africain. Un statut qu’il faudra désormais défendre bec et ongles lors des prochaines échéances internationales.
Pour le public congolais, l’espoir est permis. Reste désormais à transformer cet essai et à continuer de grimper dans la hiérarchie pour retrouver les sommets d’antan.
Salomon BIMANSHA
