Rapprocher Kinshasa et Ottawa au-delà des contingences diplomatiques et sanitaires. C’est le fil conducteur de l’audience d’au revoir accordée par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Crispin Mbadu Phanzu, à l’ambassadrice du Canada en République démocratique du Congo, Catherine Vézina, en fin de mission.
Au cœur des discussions entre les deux personnalités : la délicate question des restrictions de voyage qui pèsent encore sur la mobilité des citoyens congolais.

Mobilité, visas et nuance sanitaire
Les conséquences de ces mesures restrictives se font ressentir au quotidien, touchant de plein fouet des catégories clés de la population, notamment les étudiants inscrits dans les institutions canadiennes et de nombreuses familles séparées par les démarches administratives.
Face à cette situation, Crispin Mbadu et Catherine Vézina ont plaidé pour une appréciation plus nuancée de la situation sanitaire globale, loin des approches systématiques. Les deux parties ont convergé sur l’urgence d’un dialogue fluide et régulier entre les services compétents des deux pays afin de lever progressivement ces verrous et de faciliter la délivrance des visas.
OIF 2026 : Le cap sur le Cambodge
Sur le plan diplomatique multilatéral, la rencontre a permis de réaffirmer la position stratégique de la RDC au sein de l’espace francophone. Le ministre délégué a souligné la détermination de Kinshasa à porter haut la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Crispin Mbadu a confirmé que la RDC entend intensifier sa mobilisation diplomatique auprès de l’ensemble des États membres de l’organisation jusqu’au Sommet de novembre 2026, prévu au Cambodge.
Un partenariat économique à relancer
Au-delà des dossiers urgents, cette audience de fin de mandat a jeté les bases d’un regain de coopération bilatérale. Kinshasa et Ottawa partagent la volonté commune de dynamiser leurs échanges institutionnels à travers la relance de la Commission mixte RDC-Canada.
Cette redynamisation doit ouvrir la voie à des investissements accrus et à des partenariats stratégiques dans plusieurs secteurs vitaux :
- Secteurs extractif et énergétique : Mines et infrastructures.
- Secteurs sociaux et développement : Santé et aide humanitaire.
Alors que Catherine Vézina s’apprête à quitter ses fonctions à Kinshasa, cet échange final pose les jalons d’une relation canado-congolaise appelée à se détendre sur le plan de la mobilité et à se renforcer sur le terrain économique.
Salomon BIMANSHA











