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Sécurité publique en RDC : l’impératif de tolérance zéro après le drame de la salle Panacée

La nuit du 4 au 5 septembre 2026 restera gravée comme un moment de profonde consternation à Kinshasa. L’incendie tragique survenu à la salle de fêtes Panacée, située au croisement de l’avenue de Libération et du boulevard Triomphal, a coûté la vie à douze personnes, en a blessé plusieurs autres et a plongé de nombreuses familles dans le deuil. Ce nouveau drame, marqué par des pertes en vies humaines d’une inacceptable récurrence, met en lumière la légèreté criminelle qui entoure trop souvent la gestion des établissements recevant du public dans la capitale et à travers le pays.

Face à cette catastrophe de trop, la réaction des autorités ne s’est pas fait attendre. Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a pris des mesures fermes en ordonnant un contrôle systématique et la fermeture immédiate de toutes les salles de fêtes et lieux de loisirs ne répondant pas aux normes de sécurité. Un rapport d’exécution strict a d’ailleurs été exigé dans un délai de quinze jours pour la ville de Kinshasa.

Cependant, la publication de messages officiels et la prise de communiqués ne suffiront plus. Le véritable défi réside dans l’application rigoureuse, pérenne et intransigeante de ces décisions sur le terrain. Trop souvent, les tragédies suscitent des sursauts d’indignation suivis d’un retour progressif au laxisme. La Direction générale de la Protection civile et les services de sécurité investis de cette mission doivent faire preuve d’une vigilance de tous les instants pour traquer l’incurie architecturale, l’absence d’issues de secours conformes et le non-respect des règles élémentaires de prévention contre les incendies.

La vie humaine n’a pas de prix. Il en va de la crédibilité de l’État et de sa mission régalienne de protection des citoyens que ces contrôles ne se limitent pas à un effet d’annonce post-catastrophe. L’établissement des responsabilités judiciaires et administratives suite à ce drame à la salle Panacée doit servir d’électrochoc national. Afin que la mémoire des victimes ne soit pas bafouée, l’exigence de sécurité absolue et de tolérance zéro doit désormais s’imposer sans exception dans tous les lieux ouverts au public en République démocratique du Congo.

Salomon Bimansha

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