Le Congrès Mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a réuni à Abu Dhabi les acteurs de la conservation, dessinant les contours de l’avenir de la biodiversité. Parmi eux, une voix essentielle s’est fait entendre : celle de la Dynamique des Groupes des Peuples Autochtones (DGPA).

La DGPA : Une Présence Vitale au Cœur des Dynamiques Internationales
Membre à part entière de l’UICN, la DGPA a marqué de son empreinte ce sommet planétaire. Sa participation n’était pas seulement symbolique; elle a permis à cette organisation, fer de lance de la cause autochtone, de s’intégrer pleinement dans les dynamiques internationales cruciales pour la conservation de la biodiversité. La DGPA, véritable pont entre les savoirs ancestraux et les stratégies globales, a fait résonner la voix des premières populations des territoires, souvent les gardiens les plus efficaces de la nature.
Les Chemins de la Biodiversité : Axes Majeurs des Échanges
Le congrès, véritable forum de la Terre, s’est articulé autour de motions décisives. Au-delà des discours, c’est un travail concret d’élaboration et d’adoption de résolutions qui a eu lieu, engageant la communauté mondiale sur des pistes d’action urgentes.
La Pulmonaire de la Planète : Les Forêts et l’Impact Extractif
Une priorité absolue fut accordée à la préservation des écosystèmes forestiers. Des analyses détaillées ont couvert les menaces qui pèsent sur les grands bassins forestiers du monde, véritables poumons verts. En parallèle, une vigilance accrue a été demandée quant aux impacts des activités extractives sur l’environnement. Les minerais, le pétrole, le bois : leur extraction laisse trop souvent des cicatrices profondes sur les territoires, menaçant des équilibres écologiques fragiles et les communautés qui en dépendent.
Le Bleu Vital : Océans, Côtes et l’Or Bleu
Le regard des participants s’est également tourné vers le monde marin. La protection des écosystèmes marins et des zones côtières a été réaffirmée comme une urgence. De même, la relation entre l’homme et les ressources en eau — l’or bleu du 21e siècle — a fait l’objet de réflexions pour assurer une gestion durable et équitable face aux défis du changement climatique.
La Sagesse des Ancêtres : Reconnaissance et Rôle des Peuples Autochtones

Ce congrès a brillé par une reconnaissance explicite et forte de l’apport des Peuples Autochtones à la conservation. Un accent particulier a été mis sur la reconnaissance des valeurs liées aux langues autochtones, trésors immatériels qui véhiculent des connaissances uniques sur la faune, la flore et les cycles naturels.
La DGPA a ainsi mis en lumière les potentialités inestimables des territoires traditionnels. Ces espaces, gérés depuis des millénaires, affichent souvent des taux de biodiversité supérieurs aux aires protégées gérées par l’État. Le message est clair : les communautés autochtones sont non seulement les victimes des dégradations environnementales, mais surtout des acteurs centraux et incontournables dans la protection de la biodiversité et des précieuses forêts tropicales humides. Leur mode de vie et leurs savoirs traditionnels sont une solution éprouvée face à la crise écologique.
Un Bilan Porteur d’Espoir
En conclusion, le Congrès Mondial de l’UICN à Abu Dhabi, avec la participation active de la DGPA, a tenu toutes ses promesses. Il a offert une plateforme riche de réflexion et d’échange autour des enjeux de conservation à l’échelle planétaire. Plus qu’une simple rencontre, ce fut un moment où la science, la politique et la sagesse ancestrale se sont accordées pour tracer une feuille de route commune pour la survie du vivant. La DGPA repart d’Abu Dhabi avec un mandat renforcé, prête à transformer ces motions mondiales en actions concrètes sur le terrain, là où la nature, fragile et merveilleuse, a le plus besoin de ses gardiens.
Salomon BIMANSHA
