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DÉSASTRE À BARUMBU : Quand l’État rasoir détruit l’avenir de nos enfants au nom de la « régularisation » !

Le bulldozer a encore frappé, et cette fois-ci, c’est l’éducation de nos enfants qui en paye le prix fort. Ce vendredi, le quartier Ndolo, dans la commune de Barumbu, s’est réveillé sous le bruit assourdissant des engins de démolition. Le complexe scolaire « Maman Jacqueline Elongo » n’est plus qu’un monceau de ruines.

Supervisée en grande pompe par le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, cette opération dite de « libération des emprises publiques » laisse un goût amer.

Un timing odieux et criminel Comment peut-on justifier la destruction d’une école à quelques jours seulement de la rentrée scolaire ? Des centaines d’élèves se retrouvent aujourd’hui jetés à la rue, le sac à dos vide et le cœur brisé. Les parents, déjà étranglés par la crise économique, voient leurs sacrifices s’envoler en deçà de quelques heures.

Des responsabilités partagées, mais qui paye la facture ? Le ministre Mulumba se dédouane en affirmant que la promotrice avait été avertie depuis un an et qu’un délai de grâce lui avait été accordé. Pire encore, on accuse la gestion de l’école d’avoir continué à percevoir les frais d’inscription à la veille de la rentrée, sachant pertinemment que le site était destiné à devenir… une décharge publique !

Si la mauvaise foi de la promotrice est avérée, la méthode de l’Hôtel de Ville reste d’une cruauté sans nom. Préférer une décharge pour des ordures à un toit pour l’instruction de la jeunesse, voilà le triste symbole de nos priorités urbaines.

Le cri du cœur de Bmanshainfo

  • L’État ne pouvait-il pas réquisitionner l’établissement temporairement pour sauver la rentrée des enfants avant de sceller le site ?
  • Pourquoi attendre la veille des classes pour appliquer des sommations datant d’un an ?

La régularisation de la ville de Kinshasa ne doit pas se faire au détriment du droit fondamental à l’éducation. Aujourd’hui à Ndolo, ce ne sont pas juste des murs qui sont tombés, c’est l’espoir de toute une communauté.

Salomon Bimansha

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