Face aux spéculations entourant la discrétion récente de la Cellule d’Innovation et de Changement des Mentalités (CICM), Jacques Kambala apporte des éclaircissements majeurs. Reçu sur le plateau d’univers café avec Salomon Bimansha sur Univers Tv en sa double qualité d’homme d’État et de leader spirituel, le Coordinateur adjoint de ce service spécialisé de la Présidence de la République a tenu à préciser la mission fondamentale de sa structure : concevoir les stratégies nationales de lutte contre les antivaleurs plutôt que de se limiter à des interventions purement opérationnelles.
Entre carotte et bâton : la stratégie face à l’incivisme
Revenant sur le rapprochement constaté avec les initiatives du Service National à Kanyama Kasese, Jacques Kambala souligne que la CICM est au cœur de la réflexion ayant conduit à cette approche. Selon lui, la gravité de l’incivisme en RDC imposait de revoir les méthodes de sensibilisation :
- La nécessité du coercitif : La simple éducation ne suffisant plus face à l’ancrage de certains comportements, il est devenu indispensable d’associer la sensibilisation à des mesures plus fermes.
- Le rôle d’impulsion : En tant que structure rattachée à la Présidence, la CICM conçoit les politiques publiques relatives au changement mental et s’appuie sur l’Exécutif et les provinces pour leur mise en œuvre sur le terrain.
Rentrée offensive dès septembre
La CICM prépare une nouvelle phase d’action sur le terrain. À partir du mois de septembre, des campagnes de sensibilisation à grande échelle seront déployées dans les milieux scolaires, universitaires et professionnels. L’accent sera mis sur le respect des textes légaux existants et la lutte contre l’insalubrité urbaine, afin de pérenniser les acquis des projets d’assainissement et de civisme à travers le pays.
Salomon Bimansha











