Accueil / RDC / « Je résisterai jusqu’au bout » : Bahati Lukwebo accuse Mandungu Bula  de déstabiliser l’AFDC

« Je résisterai jusqu’au bout » : Bahati Lukwebo accuse Mandungu Bula  de déstabiliser l’AFDC

Le climat politique en République Démocratique du Congo franchit un nouveau palier de tension. Dans une mise au point incisive adressée directement à Mandungu Bula , Conseiller Privé du Chef de l’État, le sénateur et Professeur Modeste Bahati Lukwebo dénonce ouvertement ce qu’il qualifie de manœuvres de déstabilisation visant à lui arracher l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC).

Face aux secousses internes et aux velléités de dissidence, le leader fondateur de l’AFDC tape du poing sur la table.

Un réquisitoire direct contre les ingérences de la Présidence

Dans une déclaration cinglante, l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo s’adresse sans détour au Conseiller Privé du Chef de l’État, l’accusant d’appuyer en sous-main les dissidents du parti :

« Bonsoir Monsieur MANDUNGU BULA CHAOS, Conseiller Privé du Chef de l’Etat. Je suis régulièrement au courant de tout ce que vous faites pour me nuire et m’arracher mon Parti politique AFDC pour lequel j’ai beaucoup souffert et consenti d’énormes sacrifices intellectuels, logistiques, matériels et financiers. »

Par cette prise de parole, Bahati Lukwebo remet au centre du débat la question de l’ancrage sociopolitique des grandes figures du pays. Il rappelle une équation politique qu’il estime inaltérable aux yeux de l’opinion publique :

  • UDPS : Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo
  • MLC : Jean-Pierre Bemba
  • UNC : Vital Kamerhe
  • AFDC : Modeste Bahati Lukwebo

Le sort des « frondeurs » et la défense du patrimoine

Réagissant aux démarches des cadres dissidents — notamment Otto Bahizi et Munyomo —, Bahati Lukwebo rappelle que les procédures disciplinaires ont déjà été exécutées conformément aux statuts du parti.

  • La légitimité des textes : Les individus visés ont été régulièrement exclus de l’organisation.
  • Le rapport de force numérique : « 4 individus déjà exclus conformément aux textes ne peuvent s’accaparer d’un patrimoine de 450 fondateurs », tranche-t-il.
  • Le conseil aux dissidents : Le leader de l’AFDC invite le conseiller présidentiel à inciter plutôt ces frondeurs à créer leur propre formation politique au lieu de chercher à confisquer l’appareil d’un parti structuré.

Une ligne rouge franchie : « Je résisterai jusqu’à la dernière goutte de mon sang »

Déterminé à ne rien céder sur la propriété et l’autorité morale de l’AFDC, le Professeur Bahati lance un avertissement ferme. Évoquant ses relations historiques et fraternelles avec le feu père de Mandungu Bula , il exprime son regret de voir la nouvelle génération introduire une rupture brutale dans cet héritage de respect mutuel.

Le message est clair : l’AFDC reste engagée dans le combat politique, mais son autorité morale n’entend concéder aucune parcelle de souveraineté sur son appareil politique. Une crise qui risque d’agiter fortement les états-majors de la majorité dans les prochains jours.

Salomon Bimansha

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *