Le drame survenu ce vendredi à Kenge, dans la province du Kwango, plonge la République démocratique du Congo dans l’émotion et soulève une vague de questions. Un avion de type Let 410, immatriculé 9S-GUC, s’est écrasé alors qu’il effectuait une liaison stratégique, laissant derrière lui un bilan humain particulièrement lourd.

Selon un ordre de mission émanant du ministère de la Défense nationale et signé par le ministre Guy Kabombo Mwadiamvita, plusieurs haut-responsables militaires se trouvaient à bord dans le cadre d’une mission officielle sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa.
Des hauts dignitaires de l’armée parmi les passagers
La justice militaire congolaise paie un tribut particulièrement lourd dans ce drame. Parmi les membres de la délégation figuraient deux figures majeures de l’appareil judiciaire des FARDC :
- Le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire.
- Le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC.
Le manifeste de vol de l’aéronef fait état de 13 victimes. Un chiffre dramatique qui appelle désormais des clarifications officielles des autorités compétentes afin de confirmer l’identité de toutes les personnes décédées et d’établir le bilan définitif de cette tragédie.
Zones d’ombre et questions en suspens
Au-delà du choc et de la douleur, l’heure est désormais aux interrogations :
- Dans quelles conditions techniques et opérationnelles l’appareil effectuait-il ce vol ?
- Quelles étaient les conditions météorologiques au moment du drame ?
- Une défaillance matérielle ou une erreur humaine est-elle à l’origine de l’accident ?
Seules des enquêtes rigoureuses et transparentes permettront d’apporter des réponses claires à l’opinion publique et aux familles des victimes.
L’exigence de transparence et de sécurité aérienne
Pour l’heure, l’heure reste au recueillement et à la prudence quant aux bilans définitifs. Toutefois, ce nouveau crash remet en lumière l’urgence absolue de faire toute la lumière sur chaque accident aérien survenant sur le territoire national. Il en va de l’établissement des responsabilités, mais surtout du renforcement impératif des normes de sécurité dans le transport aérien en République démocratique du Congo.
Salomon Bimansha












