Une véritable bombe médiatique secoue le football africain. Selon une enquête conjointe menée par Le Monde et le New York Times, la qualification de la République démocratique du Congo (RDC) pour la phase finale de la Coupe du monde 2026 suscite de lourdes interrogations institutionnelles et juridiques. Au cœur du dossier : le portier des Léopards, Lionel Mpasi, dont le dossier de changement de nationalité sportive présenterait des failles réglementaires majeures.
Un vice de forme ignoré par Zurich ?

Ancien international au sein des sélections de jeunes de l’équipe de France, Lionel Mpasi aurait pris part à la campagne éliminatoire africaine sans que la procédure de changement d’association nationale auprès de la FIFA n’ait été formellement finalisée. Un manquement administratif lourd de conséquences : d’après les documents consultés par les journalistes d’investigation, les juristes mêmes de l’instance internationale auraient identifié l’irrégularité durant le parcours de qualification.
Selon une stricte application de l’article 55 du Code disciplinaire de la FIFA — qui sanctionne de forfait toute équipe ayant aligné un joueur inéligible —, la RDC aurait dû perdre sur tapis vert les rencontres disputées avec Mpasi. Un tel scénario aurait redistribué les cartes du groupe éliminatoire et qualifié le Burkina Faso pour les barrages continentaux à la place des Congolais.
Recours rejetés et malaise institutionnel
Le feuilleton s’est poursuivi lors des barrages décisifs. La Fédération nigériane de football (NFF), battue sur le terrain par les hommes de Sébastien Desabre, a saisi en urgence les organes juridictionnels de la FIFA pour contester la présence du gardien congolais. Un recours finalement débouté par la commission de discipline pour motif de dépassement des délais administratifs.
Si la qualification des Léopards demeure à ce jour actée sur le plan administratif, la révélation de ces arbitres de l’ombre à Zurich alimente les accusations de deux poids, deux mesures au sommet du football mondial. Ni la FIFA ni la Fédération congolaise (FECOFA) n’ont pour l’instant souhaité commenter les détails de ces révélations.
Salomon Bimansha












