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Sécurité fluviale en RDC : Jean-Pierre Bemba tape du poing sur la table après une nouvelle série de drames

Deux nouveaux accidents sur le fleuve Congo viennent rappeler la dramatique précarité des transports navigables en République démocratique du Congo. Face à ce bilan humain une fois de plus alourdi, le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, entend marquer un tournant : l’heure n’est plus aux simples condoléances, mais aux sanctions judiciaires.

Accidents à répétition et bilan humain

La série noire a débuté le 2 octobre dernier dans la province de l’Équateur, à hauteur de Lukolela, où la collision entre deux baleinières a coûté la vie à au moins 2 personnes et laissé 35 passagers portés disparus. Deux jours plus tard, le 4 octobre, c’est à la sortie de la capitale, au niveau du Beach Nganda Musolo à Kinshasa, qu’une barge a sombré, entraînant la disparition d’un enfant.

Ces drames à répétition mettent en lumière le non-respect persistant des règles élémentaires de navigation sur la plus importante voie de transport du pays.

Tolérance zéro et poursuites ciblées

Dans un communiqué ferme, le ministère des Transports a dénoncé les défaillances sécuritaires manifestes à l’origine de ces sinistres. Jean-Pierre Bemba hausse le ton et annonce une ligne de « rigueur » et d’« action systématique ». Désormais, les capitaines d’embarcations, les armateurs ainsi que les agents de contrôle de l’État défaillants s’exposent directement à des poursuites devant la justice.

Le ministère rappelle l’application stricte des mesures réglementaires :

  • Port obligatoire du gilet de sauvetage pour l’ensemble des passagers ;
  • Interdiction stricte de la navigation nocturne sans autorisation préalable ;
  • Respect rigoureux des limites de tonnage d’embarquement ;
  • Interdiction formelle d’appontage et d’embarquement dans les ports non officiels.

En s’attaquant ouvertement à la chaîne de responsabilités — de l’équipage aux contrôleurs étatiques —, le ministre tente d’enrayer un fléau structurel où le surchargement et la navigation clandestine continuent d’endeuiller les familles congolaises.

Salomon Bimansha

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