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FARDC : Ordre d’interdiction de quitter le territoire pour les généraux

Dans un document officiel daté du 15 octobre 2026, le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Me Guy Kabombo Muadiamvita, acte la suspension de toutes les autorisations de sortie du territoire pour les officiers supérieurs et généraux des FARDC. Une mesure conservatoire d’urgence qui en dit long sur le climat sécuritaire et politique à Kinshasa.

C’est un pli officiel estampillé de la République démocratique du Congo dont les répercussions ne manqueront pas de faire réagir dans les états-majors. Datée du 15 octobre 2026, la correspondance signée par le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, fixe un tournant sec dans la gestion du haut commandement militaire.

Adressée directement au Chef d’État-Major Général des Forces armées de la RDC (FARDC), la directive est sans équivoque : toutes les demandes d’autorisations de sortie du territoire national pour les officiers généraux et supérieurs sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Plus encore, le document précise que les autorisations déjà délivrées mais pas encore exécutées tombent immédiatement caduques. Et le ministre de marteler : « Il sied de noter que ces mesures conservatoires ne doivent souffrir d’aucune défaillance. »

Une décision prise au plus haut sommet de l’État

Cette reprise en main stricte fait suite directe aux orientations données par le Commandant Suprême des FARDC et chef de l’État, Félix Tshisekedi, au cours de la réunion du Conseil Supérieur de la Défense qui s’est tenue le mercredi 14 octobre à la Cité de l’Union Africaine.

Dans un contexte sécuritaire particulièrement volatile et marqué par des défis majeurs à l’Est du pays, l’exécutif congolais semble vouloir s’assurer de la présence effective, continue et sans faille de sa hiérarchie militaire sur le sol national.

Resserrement des rangs et impératif de sécurité

Pour les observateurs de la scène politique et militaire congolaise, cette mesure traduit une volonté de resserrer les rangs au sommet de l’appareil sécuritaire. Alors que les copies pour information ont été transmises à la Présidence, à la Primature, à l’Inspection Générale des FARDC ainsi qu’au renseignement militaire (ex-DEMIAP) et à la Direction Générale de Migration (DGM), la consigne de verrouillage est générale.

En gelant ainsi la mobilité internationale de l’élite militaire congolaise, le gouvernement envoie un signal clair : l’heure est à la mobilisation générale et à la rigueur stratégique. Reste à savoir si cette décision s’inscrit dans le cadre d’une vaste réorganisation interne des opérations ou d’une réponse directe à des enjeux de sécurité intérieure.

Salomon Bimansha

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