Accueil / Sport / RDC – Danemark (0-0) : Quand la rigueur nordique se heurte au roc congolais

RDC – Danemark (0-0) : Quand la rigueur nordique se heurte au roc congolais

On attendait des étincelles sous le ciel gris de Belgique, on aura finalement assisté à un protocole de non-agression footballistique. À Liège, la République démocratique du Congo et le Danemark se sont séparés sur un score de parité (0-0) qui ne fera d’ombre à personne, mais qui ne fera pas non plus avancer l’histoire. Un match amical au sens le plus lénifiant du terme.

Une muraille face au cold-play nordique

Face à des Danois fidèles à leur rigueur tactique — un bloc froid, géométrique, presque clinique —, les Léopards de la RDC ont opposé ce qu’ils savent faire de mieux : une résilience physique et une solidarité de tous les instants. Chancel Mbemba, en patron de la défense, a passé sa soirée à éteindre les velléités scandinaves comme on ferme des dossiers administratifs.

Le Danemark, privé d’inspiration dans le dernier tiers, a fait tourner le ballon de manière stérile, se heurtant systématiquement au rideau congolais. Christian Eriksen a bien tenté de distribuer quelques caviars, mais la recette manquait cruellement de sel.

Des promesses, mais pas de finition

Côté congolais, l’animation offensive a cruellement manqué de tranchant. Si les transitions rapides ont parfois fait frissonner le public liégeois, le dernier geste, lui, est resté aux abonnés absents. Sébastien Desabre aura sans doute apprécié la discipline tactique de ses hommes, mais le chantier de l’efficacité reste entier avant les prochaines échéances officielles.

Le chiffre du match : 3 Comme le nombre de tirs cadrés au total sur l’ensemble des quatre-vingt-dix minutes. Un bilan d’une pauvreté statistique qui résume à lui seul l’ennui poli qui a plané sur la pelouse.

Au coup de sifflet final, les deux équipes repartent dos à dos. Le Danemark confirme qu’il voyage toujours avec son pragmatisme un peu terne, tandis que la RDC prouve qu’elle sait faire douter les écuries européennes. Reste à savoir si cela suffira à nourrir de plus grandes ambitions. À Liège, le football a surtout appris à attendre.

Salomon BIMANSHA

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *