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Le vent du changement souffle sur l’OGEFREM

« Le Congo est grand et exige de nous la grandeur. » C’est en convoquant l’ombre tutélaire de Patrice Emery Lumumba qu’Olivier Tshibola M. a officiellement pris les rênes de l’Office de Gestion de Fret Multimodal (OGEFREM). Lors d’une cérémonie solennelle de remise et reprise organisée ce mercredi 10 juin 2026, le nouveau Directeur Général a posé les jalons d’une rupture managériale attendue, placée sous le signe de l’éthique, de la performance et de l’unité nationale.


Dans les différents bureaux de cet établissement hautement stratégique pour la République Démocratique du Congo, l’atmosphère était à la fois grave et résolument tournée vers l’avenir. Devant un parterre de dignitaires – du Secrétaire Général au Transport aux membres du Conseil d’Administration –, le nouveau patron de l’Office a décliné une feuille de route qui tranche avec les vieilles habitudes. Nommé par ordonnance présidentielle par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Olivier Tshibola M. sait qu’il hérite d’un levier économique crucial, véritable boussole de la compétitivité congolaise.

Le fret multimodal au cœur de la bataille économique

L’OGEFREM n’est pas une simple administration : c’est le poumon logistique de la RDC. Sa mission ? Sécuriser, suivre, optimiser et faciliter le fret multimodal dans un pays en quête de transformation économique durable et d’intégration régionale. « Nous avons le devoir d’accompagner efficacement les opérateurs économiques, de moderniser nos procédures, de renforcer la transparence de nos services », a martelé le nouveau Directeur Général. Un crédo qui résonne comme un signal fort envoyé aux partenaires internationaux et nationaux.

Pour mener à bien cette mutation, Olivier Tshibola M. pourra s’appuyer sur une équipe de direction stable. Il a chaleureusement salué la reconduction de Monsieur Amisi Makutano à la présidence du Conseil d’Administration, ainsi que celle du Directeur Général Adjoint Mayele, qui assurait jusqu’ici l’intérim avec rigueur.

Le Manifeste des quatre valeurs : l’anti-tribalisme comme dogme

Ce qui marque les esprits dans ce discours d’investiture, c’est la clarté de sa doctrine managériale. Le nouveau Directeur Général a résumé son action future autour d’un quadrilatère de valeurs fondamentales : le Respect, la Cohésion, l’Intégrité et la Gestion Axée sur les Résultats (GAR).

Mais au-delà des concepts, ce sont les mots choisis pour briser les fléaux endémiques qui ont frappé l’auditoire. Dans un élan de fermeté républicaine, il a réaffirmé son rejet total de toute forme de discrimination :

« Je serai le Directeur Général de tous les agents sans distinction de tribu, de culture, de religion ou d’âge. Aucun groupe, aucune sensibilité et aucun intérêt particulier ou partisan ne prévaudra sur l’intérêt supérieur de l’OGEFREM et de la République. » Une profession de foi qui exclut d’emblée le tribalisme, le clientélisme et le favoritisme des couloirs de l’institution. À l’OGEFREM version Tshibola, seule l’évaluation objective des performances et le mérite individuel dicteront les carrières.


Une obligation de résultats

Conscient que la position de l’entreprise publique impose une reddition de comptes stricte, le nouveau leadership se veut résolument moderne. Finis les privilèges sans contrepartie : « Servir au sein d’une entreprise publique n’est pas seulement exercer un métier ; c’est accomplir une mission de service à la Nation ».

En concluant son allocution par une note de foi et d’optimisme, paraphrasant l’épître de Paul aux Philippiens (« Dieu qui a commencé en nous cette bonne œuvre, la rendra parfaite »), Olivier Tshibola M. a scellé un pacte de performance avec ses équipes.

L’ère de la complaisance semble bel et bien révolue à l’OGEFREM. Place désormais à la rigueur d’une gestion moderne et transparente, un défi immense que le nouveau Directeur Général aborde avec la détermination des grands commis de l’État. La Nation congolaise regarde, et elle attend des comptes.

Salomon BIMANSHA

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