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MONDIAL 2026. Solide, entreprenante et portée par un Yoane Wissa des grands soirs, la République démocratique du Congo a totalement bousculé la Seleção portugaise pour son entrée dans la compétition.

C’est ce qui s’appelle rater son entrée. Attendu au tournant pour ses grands débuts dans ce Mondial 2026, le Portugal a mordu la poussière ou plutôt le gazon face à une équipe de la République démocratique du Congo (RDC) qui n’avait visiblement aucun complexe d’infériorité. Score final : un match nul ou une défaite (les dieux du football choisiront le terme, mais le résultat comptable est le même pour les ambitions lusitaniennes) qui résonne comme un sérieux avertissement pour les hommes de la péninsule ibérique. La RDC tient bel et bien en échec le Portugal.

Un quatuor aux abonnés absents

Pourtant, sur le papier, l’armada portugaise avait de quoi faire trembler. Alignant ses stars historiques et ses maîtres à jouer du milieu le quatuor magique composé de Cristiano Ronaldo, Bernardo Silva, Bruno Fernandes et Vitinha , le Portugal pensait sans doute dicter le tempo. Il n’en a rien été. Esseulés, en panne d’inspiration et manifestement en manque de liant tactique, les quatre fantastiques ont traversé la rencontre comme des ombres. Peu aidée par ce bloc créatif en berne, la Seleção a bégayé son football, incapable de déstabiliser le rideau défensif adverse.

Le réveil des Léopards

En face, les Léopards de la RDC ont livré une prestation de haute volée, particulièrement séduisante. Si la première mi-temps a permis de jauger les forces en présence, la seconde période a tourné à la démonstration de force pour les Congolais. Malmenés, les Portugais ont subi les vagues successives d’une équipe africaine transfigurée, affichant une solidarité défensive à toute épreuve et un jeu de transition ultra-rapide.

Le symbole de cette RDC joueuse et décomplexée ? Yoane Wissa. L’attaquant congolais a été un poison constant pour l’arrière-garde lusitanienne, multipliant les appels, provoquant la panique à chaque prise de balle et incarnant à lui seul le vent de fraîcheur qui souffle sur cette équipe. Grâce à cette prestation majuscule, la RDC envoie un message clair au reste du groupe : il faudra compter sur elle. Pour le Portugal, en revanche, l’heure est déjà à l’autocritique et aux calculs.

SALOMON BIMANSHA

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