Le célèbre batteur de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère (WMMM) est dénoncé devant le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe par le Mouvement Citoyen « Les Forces Spéciales de la République ».
Le monde musical congolais est une nouvelle fois secoué par une affaire judiciaire retentissante. Le célèbre batteur et cadre de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère (WMMM) de Werrason, Papy Kakol, se retrouve sous le coup d’une dénonciation formelle déposée devant le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe pour des faits présumés de violences conjugales graves et répétées sur son épouse, Mme Linda.
L’affaire a pris une tournure institutionnelle et judiciaire le 26 août 2026, date à laquelle le Mouvement Citoyen « Les Forces Spéciales de la République » (FSR) a officiellement saisi le Procureur général près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe. La lettre de dénonciation, enregistrée sous le numéro d’ordre 5828 au greffe du parquet, pointe du doigt des agissements qualifiés de « routine violente » ayant atteint un seuil alarmant.

Des accusations d’atteintes corporelles et de faits récurrents
Selon le document officiel parvenu à la rédaction de Bimansha Info, le Mouvement Citoyen FSR soutient que le musicien soumettrait régulièrement son partenaire conjugal à des épreuves physiques sévères et à des atteintes corporelles. « Cette fois-ci, le paroxysme aurait été atteint », soulignent les signataires du document judiciaire.
La plainte révèle que la victime aurait fini par briser le silence en confiant la détresse qu’elle subit à son cercle d’amies proches ainsi qu’à travers des enregistrements audios numériques largement partagés au sein de divers réseaux sociaux.
Le document précise par ailleurs que le mis en cause justifierait ses actes par des accusations d’infidélité imputées à sa conjointe (évoquant son fils Chadrack ou une autre tierce personne).
Un appel à des poursuites en procédure de flagrance
Sur le plan juridique, les dénonciateurs s’appuient sur l’article 47 du Code pénal congolais (Livre II) relatif aux coups et blessures volontaires, tout en rappelant les garanties fondamentales de l’article 16 de la Constitution de la RDC qui consacre l’inviolabilité de la personne humaine et le droit à l’intégrité physique.
Invoquant la gravité des faits et la diffusion publique des éléments d’épreuve dans les réseaux sociaux, le collectif citoyen demande au Parquet général de mettre en œuvre les prérogatives conférées par les articles 149 et 150 de la Constitution pour rétablir l’ordre public. Il sollicite instamment des poursuites sous le régime de la flagrance intentionnelle présumée, conformément à l’ordonnance de 1978.
Tolérance zéro face aux violences faites aux femmes
Pour les responsables du Mouvement FSR — parmi lesquels figurent les signataires Yannick Bongibo, Junior Manzembele, Landry Mwetoko, Patrick Kitambala Libe et Hervé Bena Kiniema —, cette action s’inscrit dans un devoir citoyen de collaboration avec l’appareil judiciaire afin d’éradiquer les comportements néfastes et les violences basées sur le genre au sein de la société congolaise.
Jusqu’à présent, ni le batteur Papy Kakol ni ses conseils n’ont fait de déclaration publique officielle pour répondre à ces accusations. La rédaction de Bimansha Info reste attentive aux suites judiciaires que donnera le Parquet de la Gombe à cette affaire.
Salomon Bimansha












