Un vent de panique et de fausses informations souffle sur les réseaux sociaux depuis le 3 août. En cause : la pérennisation, par le gouvernement américain, d’un dispositif autorisant les agents consulaires à exiger une garantie financière remboursable pouvant atteindre 20 000 dollars pour l’attribution de certains visas B1/B2, réservés aux séjours d’affaires et de tourisme. Une mesure spectaculaire qui a rapidement alimenté les craintes d’une barrière financière systématique pour les voyageurs.

Pourtant, la réalité juridique s’avère bien plus nuancée et très éloignée des rumeurs alarmistes. Contrairement aux affirmations qui circulent abondamment, la République démocratique du Congo ne figure pas sur la liste des 50 pays actuellement concernés par ce programme expérimental ciblant les nations affichant des taux élevés de dépassement de séjour.
Ce mécanisme de caution s’inscrit dans un cadre strictement encadré et comporte deux éléments clés trop souvent ignorés :
- Aucune automaticité : L’application de cette garantie n’est pas une règle générale. Elle relève du pouvoir d’appréciation discrétionnaire de l’agent consulaire lors de l’entretien, s’il estime nécessaire de prévenir un risque de séjour irrégulier.
- Aucun visa garanti : Le paiement de cette caution ne constitue en rien un passe-droit. S’acquitter de la somme demandée ne garantit aucunement l’obtention du précieux sésame, qui reste soumis à l’évaluation habituelle du dossier.
Pour les ressortissants de la RDC, les procédures de demande de visa B1/B2 demeurent donc inchangées et soumises au barème habituel. Une mise au point essentielle à l’heure où la désinformation consulaire tend à se propager bien plus vite que la règle du droit.
Salomon BIMANSHA











