C’est un piège d’étiquetage dans lequel tombent chaque jour des millions de consommateurs consciencieux. Dans les rayons des supermarchés, la traque aux additifs est devenue un sport national. L’ennemi juré ? Le nitrite de sodium (E250) et son cousin le nitrite de potassium (E249), régulièrement pointés du doigt par les autorités de santé pour leur rôle dans l’apparition du cancer colorectal. Pourtant, concentrer toute son attention sur ces seuls deux numéros revient à fermer les yeux sur la moitié du problème.
Les nitrates (E251 et E252) sont tout aussi redoutables.
Le mécanisme chimique est implacable : une fois ingérés, les nitrates de potassium et de sodium subissent une transformation bactérienne au contact de notre salive et de notre système digestif. Ils se convertissent alors… en nitrites. Une fois cette métamorphose accomplie dans la viande transformée, les nitrites réagissent avec les acides aminés du muscle pour former des nitrosamines. Des composés organiques classés comme cancérigènes avérés.
En clair, bannir l’E250 tout en fermant les yeux sur l’E251 relève de l’illusion sanitaire. Pour protéger efficacement votre assiette, la consigne est simple : la vigilance doit s’étendre sans exception à toute la série allant d’E249 à E252. Une vérification systématique des étiquettes s’impose avant tout achat.
Salomon Bimansha












