FOOTBALL. Impériaux à domicile, les Corbeaux de Lubumbashi ont dicté leur loi face au Céleste FC (2-0), s’offrant une fin de saison en apothéose dans leur chaudron de Kamalondo.
C’est une habitude qui a des airs d’éternel recommencement, mais dont le public de Lubumbashi ne se lassera jamais. Ce samedi 20 juin, le Tout Puissant Mazembe a gravé une nouvelle ligne à son monumental palmarès en s’adjugeant officiellement le titre de champion de l’Illico Ligue 1. Une consécration acquise avec la manière, dans leur antre de Kamalondo, face à une formation du Céleste FC valeureuse mais impuissante (2-0).
Le réalisme des grands rendez-vous
Dans une ambiance des grands jours, portée par les chants rythmés des supporters des « Corbeaux », les hommes de Mazembe n’ont pas tremblé. Si la pression d’un match pour le titre paralyse parfois les jambes, les velléités offensives de l’équipe locale ont rapidement douché les espoirs adverses.


Le verrou de l’équipe de Mbandaka a sauté une première fois grâce à l’opportunisme de Marc Diouf. Trouvé dans la zone de vérité, l’attaquant n’a laissé aucune chance au portier adverse, libérant tout un stade et lançant idéalement les siens vers le sacre.
Bongeli scelle le destin du championnat
Au retour des vestiaires, le Céleste FC a tenté de relever la tête, affichant un visage plus conquérant. Mais l’expérience du TPM reste son meilleur bouclier. Gérant les vagues avec la sérénité des vieux briscards de l’Afrique subsaharienne, Mazembe a sagement attendu son heure pour porter l’estocade.
Elle est venue des pieds de Faveurdi Bongeli. En seconde période, le joueur a fait parler sa vista et son sang-froid pour doubler la mise et couper définitivement les ailes de Céleste. À 2-0, la messe était dite. Les dernières minutes ont tourné à la communion entre l’équipe et ses « Badiangwenas ».
Une hégémonie incontestée
Avec ce nouveau trophée de l’Illico Ligue 1, le TP Mazembe confirme qu’il reste le patron incontesté du football national. Plus qu’une victoire, ce titre valide la régularité d’un projet sportif qui, malgré les remous économiques et la concurrence féroce de Kinshasa ou de Maniema, continue de planer au-dessus de la mêlée. À Lubumbashi, la nuit promet d’être longue, très longue.
Salomon BIMANSHA











