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MONDIAL 2026 : Yoane Wissa et les Léopards terrassent l’Ouzbékistan

Menée dès la 10e minute, la République démocratique du Congo a renversé les Loups blancs ouzbeks (3-1) au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Une victoire tactique et chiffrée qui relance totalement les Congolais dans ce groupe K de la Coupe du monde.

Le football possède cette vertu cardinale d’effacer les doutes par la ferveur du rectangle vert. Pour leur troisième rendez-vous de poule dans ce Mondial nord-américain, les Léopards de la République démocratique du Congo jouaient leur survie planétaire. Face à un Ouzbékistan réputé rugueux et compact, les hommes de Kinshasa ont d’abord feint de trébucher, avant d’imposer une implacable domination physique et statistique, concrétisée par un score sans appel de 3 buts à 1.

Le début de match a pourtant des airs de douche froide pour les supporters congolais installés dans l’écrin futuriste d’Atlanta. Dès la 10e minute, l’incontournable attaquant ouzbek Eldor Shomurodov profite d’un relâchement de l’arrière-garde africaine pour ouvrir la marque (0-1). C’est le coup de poignard parfait. Durant les minutes qui suivent, les vagues bleues et jaunes se heurtent à un mur d’Asie centrale, le sélectionneur ouzbek verrouillant le milieu de terrain par une agressivité à la limite du licite.

La tempête tactique des Léopards

Mais le second acte va virer à la démonstration de force. Emmenés par un Yoane Wissa des grands soirs (noté 8.0), les Congolais confisquent le cuir (58 % de possession globale) et asphyxient leurs adversaires. C’est à la 68e minute que le match bascule définitivement : Wissa prend ses responsabilités et transforme un penalty crucial, libérant tout un peuple. Dès lors, le terrain penche.

À la 78e minute, l’attaquant Fiston Mayele, entré pour faire parler sa puissance, donne l’avantage aux Léopards (2-1). Les velléités ouzbèkes sont définitivement enterrées dans les arrêts de jeu lorsque l’insatiable Yoane Wissa s’offre un doublé à la 90e+1, parachevant un chef-d’œuvre de renversement tactique.

L’empreinte des patrons (L’analyse chiffrée)

Au-delà du score, ce sont les chiffres de la rencontre qui dessinent la faillite ouzbèke et la maturité congolaise. Les Expected Goals (xG) affichent une sentence cruelle : 2,35 pour la RDC contre un minuscule 0,20 pour l’Ouzbékistan. Les maillots blancs n’auront tiré que trois fois au but en quatre-vingt-dix minutes, incapables de construire la moindre grosse occasion après leur but initial. En face, la RDC a pilonné la cage adverse avec 19 tentatives.

Pour contenir la technicité des jeunes pousses congolaises, à l’image du milieu Noah Sadiki (crédité d’un excellent 7.6), l’Ouzbékistan a durci les débats, concédant pas moins de 16 fautes. Une stratégie d’obstruction qui a volé en éclats face au calme olympien du capitaine Chancel Mbemba (7.1), patron de la relance avec 487 passes collectives bien ajustées côté congolais.

Le Verdict de Bimanshainfo: Grâce à ce succès éclatant, la RDC empoche trois points vitaux et s’offre une bouffée d’oxygène majeure dans la course aux huitièmes de finale. L’Ouzbékistan, malgré le talent de Shomurodov, paye au prix fort son déficit de création et sa fébrilité physique en fin de partie. Atlanta a vibré au rythme de la rumba démocratique.

Salomon BIMANSHA

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