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Dialogue national : « Aucune paix ne peut être construite sans la participation effective de tous les acteurs de la nation » (Donatien Nshole)

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, a placé l’inclusivité au cœur des discussions sur le dialogue national en République démocratique du Congo.

« Aucune paix durable ne peut être construite sans une participation effective de tous les acteurs de la nation. L’inclusivité constitue une exigence fondamentale pour garantir la légitimité et la crédibilité du dialogue », a-t-il déclaré mercredi 16 septembre à Kinshasa, lors de la deuxième édition de la Journée nationale Justice et Paix.

Cette position a trouvé un écho direct dans les interventions des différents acteurs politiques et de la société civile présents à cette rencontre.

Des visions divergentes sur le contour de l’inclusivité

L’opposant Martin Fayulu a notamment insisté sur la nécessité d’associer au processus les rebelles de l’AFC-M23. Selon le leader de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), un dialogue portant sur la crise congolaise ne pourrait être pleinement inclusif sans la participation directe des acteurs impliqués dans le conflit armé à l’Est du pays.

De son côté, Marie-Ange Mushobekwa a mis l’accent sur les garanties d’impartialité devant entourer ce forum. La cadre du Front commun pour le Congo (FCC) a plaidé pour une médiation conjointe portée par la CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC), avec l’accompagnement de l’Union africaine, afin de garantir un cadre neutre aux discussions entre les différentes parties.

Le gouvernement prône le cadre de Félix Tshisekedi

En réponse aux exigences de l’opposition et de la société civile, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a appelé l’ensemble des acteurs politiques à saisir l’opportunité du dialogue proposé par le président Félix Tshisekedi.

Le ministre de la Communication et Médias a défendu un processus institutionnel capable de réunir les différentes composantes de la société, tout en maintenant, a-t-il souligné, une exigence de justice ferme à l’égard des victimes des violences.

Entre inclusion des belligérants, quête d’une médiation religieuse indépendante et appel du pouvoir à rejoindre le cadre présidentiel, les échanges de cette Journée nationale Justice et Paix ont mis en lumière des approches contrastées autour d’un impératif commun : définir les contours et les limites d’un dialogue national réussi.

Pour Mgr Donatien Nshole, la participation effective de l’ensemble des forces vives reste la condition sine qua non pour doter le processus d’une véritable légitimité populaire et poser les bases d’une paix durable en RDC.

Salomon Bimansha

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